Pour une gare TGV à l'Est de Béziers.....

Publié le par Yvon Bertrand

 




Les Elus de la Région ne sont pas d'accord sur l 'emplacement de la future gare TGV.

Chacun défend ses intéréts. Ce qui est normal...

Qui sera l'heureux gagnant ? 

 

Raymond Couderc la verrait bien à l'Est de Béziers.

Georges Frêche à Salles-d'Aude.

Marcel  Rainaud, président du conseil général de l'Aude, à Montredon.

 

Mais une implantation à Nissan-Périès ou même au Nord de Béziers n'est toujours pas écartée.


Une chose est sûre : la future gare TGV, prévue dans le cadre du projet de Ligne grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan, est actuellement placée au  coeur d'un intense bras de fer politique.

 

 L'agglo Béziers-Méditerranée s'est invitée, dans la partie en se positionnant, à l'invitation de Raymond Couderc , en faveur de l'installation de cette gare à l'Est de Béziers.

 

 Dans une motion, adoptée à l'unanimité, la CABM a officiellement apporté son soutien au tracé Sud,
«
qui reprend le scénario retenu en
1995 et regroupe la LGV avec l'autoroute A9, sans créer une nouvelle partition nord / sud du territoire biterrois »

En défendant le principe d'une implantation de gare TGV à l'Est de Béziers les élus demandent à ce que cette nouvelle infrastructure « ne se réduise pas à un simple couloir de passage. Le site Béziers Est est idéalement positionné pour offrir les meilleures conditions d'accès à la grande vitesse. »

 Hier soir, à la fin d'une séance d'agglo expédiée en un tour de main, le débat ouvert se résumera à quelques interventions.

 Dont celle de Frédéric Lacas, le maire de Sérignan, s'interrogeant sur la volonté de l'Etat dans le dossier grande vitesse.

« La volonté est là, puisque les débats publics sont lancés » assurera le président de l'Agglo, avant d'appeler à la mobilisation des élus lors des débats publics dans l'Hérault et l'Aude.

Béziers débattra le 2 avril, Agde le 14 avril, Pézenas le 29 avril.

D'ici là, la motion va circuler, à vitesse grand V, dans les structures intercommunales et les mairies de l'Ouest héraultais.

 Réactions dans la gauche biterroise

 


Jean Michel Du Plaa, le patron du groupe PS-PCF, Verts l juge « paradoxale » le vote de la CABM:

 « Le débat public ne débute que le 3 mars prochain, commente le conseiller général (PS), je trouve un peu étrange de prendre position avant même qu'il n'ait commencé... »

Le conseiller régional (PCF) Jean-Louis Bousquet va plus loin. « Couderc déraille » lâche le président du groupe communiste et citoyen à la Région

 « Cette décision, ajoute-t-il, ne peut que soulever l'ire des voisins audois qui veulent la dite gare chez eux. Le débat public va-t-il tourner court avec la guerre des "gares" ! C'est d'autant plus absurde que la réalisation de la ligne dans des délais acceptables est loin d'être acquise. »

 Le conseiller régional, qui rappelle que le contournement Nîmes-Montpellier n'avance qu'à

 « toute petite vitesse » , estime que « le doublement systématique des gares historiques par des gares TGV très onéreuses et excentrées ne peut pas être retenu a priori. L'heure est à la réflexion et à l'action collective unie, plutôt que de dresser les communes les unes contre les autres. »

Raymond Couderc lui renvoie le compliment. « Je comprends que les élus audois défendent le territoire, j'ai plus de mal à comprendre qu'on ne joue pas collectif, qu'on n'arrive pas à tirer dans le même sens ici, au lieu de jeter des peaux de banane. De toutes façons, Jean-Louis Bousquet, c'est la voix de son maître, l'empereur de Septimanie. »


Quatre scénarios au coeur du débat les mois prochains

C'est acté. A l'issue des pré-études, le couloir de 5 km retenu par le comité de pilotage est celui du projet 1995, avec une option pour un passage au Nord de Béziers.

 

 L'option Sud garde les faveurs de la ville de Béziers.


SCÉNARIO 1

 

Principe : une ligne à grande vitesse dédiée, avec des TGV voyageurs à 320 km/h. Tout le fret passe sur la ligne existante avec le TER.

Gare : cinq créations, dont une à l'Est ou au Nord de Béziers.
Gain de temps voyageurs : Montpellier-Perpignan (45 mn), Paris-Barcelonne (45 mn).
Trafic annuel voyageurs envisagé (en millions) : 27,9 en TGV ; 10,2 en TER.
Coûts d'investissement en milliards d'euros :
3,7
.

SCÉNARIO 2

Principe : une ligne nouvelle mixte, avec des TGV voyageurs à 220 km/h. Le fret (120 km/h) est partagé entre la nouvelle ligne et l'existante. Gare : une seule création, à Montpellier.
Gain de temps : Montpellier-Perpignan (35 mn), Paris-Barcelonne (35 mn).
Trafic annuel envisagé (en millions) : 25,7 en TGV ; 9,7 en TER.
Coûts d'investissement en milliards d'euros :
3,9.


SCÉNARIO 3

 Principe : une ligne à grande vitesse mixte avec des TGV voyageurs à 300 km/h. Le fret passe pour partie sur cette ligne (à 120 km/h), pour l'autre sur la ligne classique.
Gare : quatre créations, dont une entre Béziers et Narbonne.
Gain de temps : Montpellier-Perpi gnan (45 mn), Paris-Barcelonne (45 mn).
Trafic annuel envisagé (en millions) : 27,7 en TGV ; 10,2 en TER.
Coûts d'investissement en milliards d'euros :
5,2 .

SCÉNARIO 4

Principe : le doublement partiel de la ligne classique. Aucune nouvelle ligne. TGV, fret et TER cohabitent sur cette même ligne. Les TGV circulent à 160 km/h.
Gare : une création, près de Montpellier.
Gain de temps : aucun.
Trafic annuel voyageurs envisagé (en millions) : 23,6 en TGV ; 10 en TER.

Coûts d'investissement en milliards d'euros : 2,1

Raymond Couderc a jugé hier, que la présentation de certains chiffres (par exemple, un TGV à 320 au lieu de 350 km/h dans le scénario 1) risquait d'orienter les réponses : « Les dés sont pipés. »

Une chose est sûre : après avoir été séduit par une solution mixte, le sénateur-maire de Béziers a arrêté sa position : « Le scénario 1 est la seule véritable solution, avec, notamment, un délai de réalisation plus rapide ».


 

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Publié dans Projets

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