L'affiche 2009 de la Féria de Béziers est signée Jean NOUVEL.
Vidéo Affiches Férias de Béziers
Avant-première parisienne
Après une longue absence, Béziers est revenu à Paris présenter en avant-première l'affiche de sa Feria, qui se déroulera du 12 au 16 août 2009.Signée par l'architecte Jean Nouvel, elle représente, selon son auteur, « toute la fougue et l'imaginaire de cette Feria, placée sous le signe des humanités » .
Hier, au cours de la présentation, le sénateur-maire Raymond Couderc s'est réjoui de cette création, portée avec la société des arènes. Ainsi, pour la première fois, les deux partenaires arboreront la même image pour l'événement.
En signant la nouvelle affiche, Jean Nouvel perpétue néanmoins la tradition d'un auteur "millésime".
La ville confie en effet depuis plusieurs années la conception de son "faire-part" à des créateurs renommés. Ainsi Christian Lacroix, Botero, Cambon, Inès de la Fressange et autres Combas , Marithé et François Girbaud ...n'ont pas hésités à se plier à cet exercice festif.
« La Feria n'a pas un visage mais plusieurs » , a souligné Raymond Couderc.
Au menu à la mi-août, bodegas et casetas, paso doble et tango, toros et toreros.
Cette année, les organisateurs attendent plus d'un million de visiteurs pendant ces 5 jours.
L'événement devrait engendrer « plus de 150 millions d'euros de chiffre d'affaires » .
ENTRETIEN AVEC JEAN NOUVEL
Pourquoi avoir accepté ce projet ?
A cause du directeur des arènes de Béziers, Robert Margé, que je connais depuis nombreuses années, et qui m'a sollicité gentiment. J'étais ravi de faire plaisir à quelqu'un que j'aime beaucoup.
En acceptant ce projet, peut-on penser que vous êtes un adepte de la tauromachie ?
Certes.

< Sébastien Castella
N'est-ce pas politiquement incorrect ?
Non. Je pense simplement que des gens se trompent de combat. On ne peut pas prendre en compte une tradition culturelle aussi élaborée, aussi savante que la corrida uniquement sous l'angle de la façon dont on tue un animal. Dans notre monde actuel, où l'on tue horriblement et cruellement des animaux au nom de l'industrie agroalimentaire, où l'on voit des élevages en batterie de poulets, où l'on tolère les combats de coqs et de chiens, on peut réellement s'interroger sur ce type de campagne. Où est l'humanité ? On se fout de qui ? La tauromachie, c'est un spectacle métaphysique d'une profondeur colossale. Et les gens qui ne savent pas ça, sont des gens qui parlent de choses qu'ils ne connaissent pas. C'est un peu pitoyable. Voilà !
On vous sent en colère...
Oui. Et que tous ceux qui se battent contre la corrida commencent par être végétariens. Qu'ils mettent leurs actes en relation avec leurs discours.
Vous êtes donc un vrai aficionado ?
Oui et depuis longtemps, je vais dans le sud-ouest. J'ai vu des corridas à Dax, à Bayonne, à Arles, à Béziers et à Nîmes depuis les années 80 où je n'ai pratiquement pas loupé de Ferias.
En temps qu'architecte, comment aborde-t-on un tel projet ?
Certes, je ne suis pas affichiste mais tous les architectes font des images et prennent du plaisir à dessiner. Je me suis donc plié à cet exercice avec beaucoup de joie et de plaisir. Je trouve que c'est important d'être toujours dans le sens du plaisir, de l'hédonisme et de la joie de vivre.
Comment avez-vous travaillé ?
En imaginant quelque chose d'inattendu et en jouant sur les images, les graphismes, les échelles, les superpositions, les enchaînements. Avec l'affiche, j'ai voulu rendre compte, dans un grand mouvement, de cette ambiance si particulière qu'est la Feria de Béziers. Je voulais que cette affiche optimiste reflète cet esprit de rencontre improbable. C'est une composition aux couleurs de la ville de Béziers.
Avant d'être dévoilée au grand public, l'affiche suscite déjà une polémique avec notamment le minotaure...
Pourquoi le minotaure ? C'est un imaginaire. C'est la relation de l'humanité de la bête qui est à la fois bête et homme. Et le centaure c'est la même chose. C'est une histoire de mythe, de dynamique, de mixité. C'est une façon de rejoindre, dans le même personnage, le thème du rugby et de la tauromachie. Si des gens sont choqués par cette affiche qu'ils le disent mais joyeusement si c'est possible.
Quelques Affiches

Botero 1999

Combas 2001

Lacroix 2002

Inés de la Fressange 2004
Cette année, les organisateurs attendent plus d'un million de visiteurs pendant ces 5 jours.
L'événement devrait engendrer « plus de 150 millions d'euros de chiffre d'affaires » .
ENTRETIEN AVEC JEAN NOUVELPourquoi avoir accepté ce projet ?
A cause du directeur des arènes de Béziers, Robert Margé, que je connais depuis nombreuses années, et qui m'a sollicité gentiment. J'étais ravi de faire plaisir à quelqu'un que j'aime beaucoup.
En acceptant ce projet, peut-on penser que vous êtes un adepte de la tauromachie ?
Certes.

< Sébastien Castella
N'est-ce pas politiquement incorrect ?
Non. Je pense simplement que des gens se trompent de combat. On ne peut pas prendre en compte une tradition culturelle aussi élaborée, aussi savante que la corrida uniquement sous l'angle de la façon dont on tue un animal. Dans notre monde actuel, où l'on tue horriblement et cruellement des animaux au nom de l'industrie agroalimentaire, où l'on voit des élevages en batterie de poulets, où l'on tolère les combats de coqs et de chiens, on peut réellement s'interroger sur ce type de campagne. Où est l'humanité ? On se fout de qui ? La tauromachie, c'est un spectacle métaphysique d'une profondeur colossale. Et les gens qui ne savent pas ça, sont des gens qui parlent de choses qu'ils ne connaissent pas. C'est un peu pitoyable. Voilà !
On vous sent en colère...
Oui. Et que tous ceux qui se battent contre la corrida commencent par être végétariens. Qu'ils mettent leurs actes en relation avec leurs discours.
Vous êtes donc un vrai aficionado ?
Oui et depuis longtemps, je vais dans le sud-ouest. J'ai vu des corridas à Dax, à Bayonne, à Arles, à Béziers et à Nîmes depuis les années 80 où je n'ai pratiquement pas loupé de Ferias.
En temps qu'architecte, comment aborde-t-on un tel projet ?
Certes, je ne suis pas affichiste mais tous les architectes font des images et prennent du plaisir à dessiner. Je me suis donc plié à cet exercice avec beaucoup de joie et de plaisir. Je trouve que c'est important d'être toujours dans le sens du plaisir, de l'hédonisme et de la joie de vivre.
Comment avez-vous travaillé ?
En imaginant quelque chose d'inattendu et en jouant sur les images, les graphismes, les échelles, les superpositions, les enchaînements. Avec l'affiche, j'ai voulu rendre compte, dans un grand mouvement, de cette ambiance si particulière qu'est la Feria de Béziers. Je voulais que cette affiche optimiste reflète cet esprit de rencontre improbable. C'est une composition aux couleurs de la ville de Béziers.Avant d'être dévoilée au grand public, l'affiche suscite déjà une polémique avec notamment le minotaure...
Pourquoi le minotaure ? C'est un imaginaire. C'est la relation de l'humanité de la bête qui est à la fois bête et homme. Et le centaure c'est la même chose. C'est une histoire de mythe, de dynamique, de mixité. C'est une façon de rejoindre, dans le même personnage, le thème du rugby et de la tauromachie. Si des gens sont choqués par cette affiche qu'ils le disent mais joyeusement si c'est possible.
Quelques Affiches

Botero 1999

Combas 2001

Lacroix 2002

Inés de la Fressange 2004
Publicité