La région accueille des vendangeurs Espagnols en galère.
Alors que le taux de chômage dans leur pays atteint les 20%, les Espagnols sont de plus en plus nombreux à venir faire les vendanges dans le sud de la France.
Un moyen d'essayer de compenser les difficultés économiques que connaissent beaucoup de foyers ibères.
11 000 en 2006, 13 500 en 2009, 14 000 cette année selon les prévisions... il y a fort à parier que le nombre de nos voisins prêts à franchir les Pyrénées pour joindre les deux bouts continue d'augmenter tant que l'économie espagnole ne redémarre pas.
L'Union Générale des Travailleurs (UGT), le plus grand syndicat espagnol explique cette émigration saisonnière : « Dans une situation économique et de l'emploi comme la nôtre, les travailleurs qui étaient dans d'autres secteurs d'activité sont en train de revenir vers ce secteur refuge ».
D'autant plus que les salaires français sont plus élevés : le salaire horaire minimum d'un vendangeur est de 6,10 € en Espagne, contre 8,86 € en France.
Sans surprises, les Pyrénées-Orientales, l'Aude, le Gard et l'Hérault constituent les principaux points d'accueil de ces travailleurs, qui viennent eux principalement d'Andalousie, une région particulièrement sinistrée.
Pour autant, il faut se rappeler que le nombre de saisonniers espagnols était beaucoup plus élevé il y a quelques décennies : en 1972, presque 92 000 d'entre eux étaient venus en France pour les vendanges, dont 60 000 dans le Languedoc-Roussillon seul.