Aujourd'hui, c'est la journée "Polygone" à Béziers...

Publié le par Yvon Bertrand

Jos Galan est l'architecte catalan à l'origine du centre commercial Polygone 

« Une ambiance urbaine, piétonnière, à l'air libre »
Le résultat "Polygone" correspond-il à ce que vous aviez imaginé en concevant le projet ?

Oui, ça y répond assez bien, même s'il y a quelques détails à régler que seuls les architectes voient, comme les pieds des poteaux qui ne sont pas bien finis quand ils arrivent au sol. Ça correspond à ce que j'avais imaginé dans ce côté ambiance urbaine, piétonnière, conviviale, à l'air libre, comme la rue d'une ville. J'ai poussé beaucoup pour cette configuration comme une vraie rue. Avec un bâtiment d'usages différents, une mixité, celle d'un centre-ville, où on retrouve des commerces, des bureaux, des logements. C'est ce que je fais en ce moment pour le centre d'affaires de la gare de Perpignan, avec un mélange de fonctions là-aussi. Ces dernières années, on a créé des ghettos, avec une spécialisation du territoire qui ne crée pas de l'activité. Le quartier de l'Hours doit prolonger l'idée de mixité. C'est très méditerranéen, cette idée. 

Ce qui est méditerranéen aussi, c'est la notion de lumière...

Oui, on la laisse entrer. Je suis en train de finir un centre commercial à Marrakech et là il faut même faire attention à ce qu'il n'y en ait pas trop. Mais les constructions en gradins, en étages, comme on a à Béziers, donnent une ombre naturelle.

Mais au nord de la France, par exemple, n'est-ce pas un peu plus difficile ?

Ce n'est pas une question climatique. C'est une question d'ambiance. Les premiers centres commerciaux à ciel ouvert se sont faits en Hollande ou en Angleterre.
Quand c'est fermé, on réduit la surface disponible au public, parce qu'elle coûte beaucoup en entretien, en chauffage, en éclairage. Quand c'est ouvert, on peut être beaucoup plus généreux avec les espaces publics, et les clients apprécient ça.

Quels sont les similitudes avec le centre commercial que vous avez créé à Barcelone, la Maquinista ? 

Même si ce n'est pas vraiment au centre-ville, ça ressemble à Béziers, avec des rues commerciales et des terrasses loisirs. Le centre est plein le dimanche avec les restaurants et le cinéma, alors que les commerces sont fermés.
La Maquinista a été très contestée par les promoteurs, qui voulaient faire ce qui marchait bien, des centres conventionnels.
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Publié dans Economie Locale

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