Nimeño II, destin tragique d'un prodige
Christian Montcouquiol, le matador au visage d'ange, est encore considéré aujourd'hui comme le plus grand des toreros français.
Statufié dans sa ville de Nîmes, adulé au Mexique, à Aguascalientes notamment, au Venezuela ou en Espagne, Nimeño II fait souffler un vent de fraîcheur et d'audace sur la tauromachie mondiale, tout au long des années 1980.
Et, ce 10 septembre 1989, dans les arènes d'Arles, c'est Nimeño II l'idole qui se présente devant Pañolero.
Cet imposant « toro » du fameux élevage Miura va stopper net la carrière de Christian Montcouquiol.
Expédié dans les airs par la bête, Nimeño II retombe sur les cervicales.
Il survit à l'accident mais reste tétraplégique…
Contre toute attente, Christian Montcouquiol retrouvera cependant une partie de l'usage de ses membres.
Pas assez pour fouler à nouveau le sable de l'arène…
Christian décide alors de mettre fin à ses jours, en novembre 1991…
Le comédien Philippe Caubère se confie , sur sa passion pour cet art populaire inscrit depuis peu au patrimoine culturel immatériel français.
Considérez-vous la tauromachie comme un art populaire ?
Depuis le 22 avril, la tauromachie est inscrite au patrimoine culturel immatériel de la France. C’est une bonne nouvelle ?
Que répondez-vous aux anti-corridas qui pointent du doigt la cruauté et les violences infligées aux animaux ?