Top 100 de Londres : 2 vins de l'Hérault primés...
1 ) Les Anglais charmés par Delphine de Saint-André

Initié depuis six ans par l'Anivit, en partenariat avec la Sopexa,
le Top 100 fait fureur à Londres.
Cette année, chapeautés par l'Interpro vins de table et vins de pays,
pas moins de 800 échantillons de vins déjà présents sur le marché
anglais ont été dégustés à l'aveugle par un jury de spécialistes,
présidé par Tim Atkin, "master of wine" et éminent journaliste de
The Times.
Parmi ces vins d'indication géographique protégée, sous la bannière
des vins de pays d'Oc, d'Air Sud, Sud-Est et Val de Loire,
deux produits du Piscénois se sont offert les lauriers.
En l'occurrence, la cuvée Delphine de Saint-André, du domaine
Les Filles de septembre à Abeilhan, en rouge, et la Cuvée spéciale
de la cave coopérative de Bessan, en rosé.
Est-ce la douce appellation du domaine, Les Filles de septembre,
en hommage à Delphine et Manon, les enfants des propriétaires
des lieux, nées toutes les deux en plein mois des vendanges,
ou les qualités organoleptiques de la cuvée Delphine de Saint-André
qui ont séduit le jury anglais du Top 100 cette année ?
L'histoire ne le dit pas. À moins que ce soit tout simplement les deux...
Il faut dire que la cuvée chouchou de la propriété,
référencée dans les guides Hachette, Gilbert & Gaillard,
Bettane et Desseauve ou encore Le Petit Futé, rafle toutes
les médailles depuis de nombreuses années.
Vieilli un an en fût bordelais, cet assemblage syrah (70 %)
carignan (30 %) présente une robe noire, profonde, très concentrée.
Au niveau olfactif et gustatif, ressortent de belles notes fruitées
et notamment de confiture noire, de torréfaction, avec un petit
goût boisé qui reste cependant bien fondu. Idéal pour accompagner
les magrets, les côtes de boeuf, les foies gras poêlés
ou tout simplement sur un roquefort.
Françoise et Roland Géraud, qui représentent aujourd'hui la
cinquième
génération, ont repris la propriété familiale en 1995, sur la commune
d'Abeilhan.
Un domaine qui totalise près d'une quarantaine d'hectares
de vignes pour une production de 2 000 hectolitres, dont
60 000 bouteilles,
avec un encépagement très diversifié (sauvignon, viognier,
muscat, chardonnay, syrah, carignan, grenache, merlot,
petit verdot, cabernet, cinsault...) et de qualité.
« C'est l'avantage d'être en vins de pays et en côtes de Thongue.
On peut travailler les cépages que l'on veut pour faire les produits
que l'on désire, explique Françoise, tandis que Roland, son mari,
accompagné de son frère Hugues, est dans les vignes.
Vendanges obligent. Mon mari a en fermage les vignes
de son frère qui est médecin et qui ne loupe pas une seule vendange.
Il vient chaque année nous donner un coup de main pour la cueillette
manuelle.
On trie les vendanges et on vinifie en barriques, ce qui nous permet
d'élaborer
une gamme de vins personnalisée. »
Personnalisée et en hommage à la descendance, exclusivement
féminine,
à l'instar des cuvées Delphine de Saint-André, Manon des vignes ou
encore celles dédiées aux filles d'Hugues, Clos Marine et
la cuvée Danaé.
Tout un symbole.
« On a ce côté familial qui nous tient à coeur et que l'on veut
perpétuer , poursuit Françoise qui chapeaute la partie
commerciale et tout l'administratif au sein de la structure.
D'ailleurs, chaque année depuis dix ans, on organise une journée
de vendanges avec tous nos amis et la famille, et l'on se retrouve
à plus
de soixante-dix. »
Cette année, qui sait, il y aura peut-être de nouveaux amis anglais
autour de la table ! Comme cet importateur outre-Manche désireux
d'acheter entre 6 000 et 10 000 bouteilles de la cuvée primée
au Top 100.
2 ) A Bessan, la Cuvée spéciale multiplie les médailles
Robert Crabol est le directeur de la cave coopérative de Bessan

Votre Cuvée spéciale a été sacrée "best of wine" en rosé,
au dernier Top 100. Ce doit être une grande fierté pour
vos coopérateurs ?
Effectivement, tout le monde est très content.
Mais il faut savoir que la Cuvée spéciale multiplie
les médailles :
médaille d'argent au concours à Lyon 2010,
médaille d'argent
au concours de Brignoles 2010, après avoir décroché l'or
en 2009, médaille d'argent au concours général agricole à
Paris 2009,
après l'or en 2008, médaille d'argent au Mondial du rosé à
Cannes 2009,
etc. Et maintenant, on attend les retombées du Top 100.
Quelles sont les qualités gustatives de cette cuvée ?
Quelles sont les qualités gustatives de cette cuvée ?
Elle est issue d'un terroir particulier qui permet d'élaborer
des vins rosé pâle, gardant toute leur finesse et leur élégance.
Ce rosé, résultant d'un assemblage grenache (50 %),
cinsault (30 %)
et syrah (20 %), propose une très belle robe rose pâle brillant,
un nez fin, fruité et floral, et un bon équilibre acide, du gras,
tout en finesse et élégance. Une belle rondeur et une
persistance
aromatique en fin de bouche. C'est un vin à boire entre
10° et 12°,
en apéritif ou en accompagnement de plats légers, viandes
ou poissons en sauce.
À la cave de Bessan, vous êtes des spécialistes de rosé !
À la cave de Bessan, vous êtes des spécialistes de rosé !
La cave coopérative de Bessan porte bien son nom puisque,
depuis sa création en 1938, elle s'appelle Le rosé de Bessan.
À l'époque, elle ne produisait que du rosé, car ses rouges
n'étaient pas bons. Aujourd'hui, changements de cépage
aidant,
on fait autant de rosé que de blanc. Quant aux rouges,
ils ne représentent que 10 % de la production.
Comment se porte actuellement votre structure ?
Comment se porte actuellement votre structure ?
Lorsque j'ai repris la structure en 2003, la cave ne proposait
à lavente que six références contre dix-neuf aujourd'hui.
Et notre chiffre d'affaires est passé en cinq ans de
300 000 € à 850 000 € pour le plus grand bonheur
de nos 115 coopérateurs.
On produit environ 30 000 hectolitres par an pour une
superficie d'exploitation de 400 hectares
Nous sommes une petite exploitation.
C'est la carte de l'innovation qui porte ses fruits ?
C'est la carte de l'innovation qui porte ses fruits ?
Exactement. On innove avec de nouvelles cuvées,
à basenotamment de grenache rosé.
On a une cuvée Pink et Chic qui a cartonné cet été.
C'est un grenache légèrement sucré qui a décroché la médaille
d'or au Mondial du rosé.
L'an passé, c'était la cuvée Oxymore qui s'est offert
ce titre tant convoité.
C'est un rosé boisé au bois frais et très vanillé, qui a
séduit les consommateurs.
C'est plus un vin d'apéritif que de repas.
Quels sont vos projets ?
Pour l'année 2011, on aimerait bien sortir une vendang
tardiveen blanc, peut-être un viognier.
Mais pour l'instant, ce n'est pas calé,
c'est encore dans les cartons, il faut que ça mûrisse.
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