Agde : Le " Mont Saint Loup"
Formé lors d'une éruption volcanique, il y a 750.000 ans, il est aujourd'hui un espace naturel protégé, préservé de la circulation automobile.
D'une hauteur de 113 mètres, il offre un point de vue exceptionnel sur la région.
Sur le flanc ouest, la vue s'étend sur la cité d'Agde jusqu'aux phares du Grau d'Agde et de La Tamarissière, situés à l'embouchure de l'Hérault.
Le flanc nord permet de balayer du regard la Réserve Naturelle nationale du Bagnas et un peu plus loin sur l'Etang de Thau et Sète.
Au sud, on bénéficie d'un superbe panorama du Cap d'Agde.
Deux bâtiments se dressent sur le mont : un sémaphore et une tour crénelée dite
"Tour des Anglais".
Avec le Fort de Brescou, ils faisaient partie de l'ancien dispositif de surveillance de la côte.
Le sémaphore du Cap d'Agde

les interferences sur la vidéo sont dues a l'emplacement d'antennes et de radars tres puissant qui servent a la surveillance maritime en mediterranee
Il est placé au sommet du Mont Saint-Loup (dernier maillon de la chaîne volcanique d'Auvergne) culminant à 115 mètres.
Le sémaphore de la marine nationale domine ainsi la côte agathoise et offre une superbe vue sur le Cap d'Agde.
Son phare tournant, construit en 1836, était un excellent repère pour les marins.
Celui-ci ne fonctionne plus depuis 1903.
L'accès au sémaphore offre une superbe ballade à travers les pins et les roches volcaniques du Mont Saint-Loup.
Attention toutefois, le sémaphore ne se visite pas, on ne peut que le contempler de l'extérieur.
Il abrite le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée.
La Tour des Anglais

Elle a été construite en 1750.
C'est un poste qui permet de surveiller les côtes, un problème important à l'époque. Deux autres postes ont été établis sur la côte à Castellas et à Sète.
Cette tour aujourd'hui est en ruine.
La tour des Anglais...trône sur le Mont Saint Loup et semble encore veiller sur la plaine
Elle se dresse, presque en ruines mais encore imposante, sur le flanc sud du mont Saint Loup qui regarde le Cap d'Agde.
C'est un monument pyramidal, construit en basalte, extrait sur place. Tourelle, bossages, corbeaux et meurtrières font de cette tour un ouvrage militaire.
Conçue par l'ingénieur Mareschal , directeur des fortifications du Languedoc, en 1743, elle mesure à sa base plus de 9 mètres de long, et 23 mètres de haut.
Cette tour de guet avait pour rôle de surveiller la côte languedocienne et de prévenir les invasions.
Elle fait partie d'un système plus vaste de surveillance du littoral. On appelait aussi ces tours, des redoutes.
La porte est située au nord, à une hauteur qui ne permet d'entrer qu'avec une échelle. Dans l'unique pièce,
vivaient 2 ou trois vigies.
Elle est restée en activité jusqu'au premier Empire.
La tour des Anglais faisait partie d'un système complexe de défense de la partie ouest du littoral méditerranéen
La défense du littoral
Pourquoi le nom de Tour des « Anglais »?
Dans la guerre de succession d'Espagne, les troupes françaises soutiennent la cause de Philippe V, petit fils de Louis XIV.
Le 26 juillet 1770, la flotte anglo-hollandaise débarque 2000 hommes.
Sète prise, ils entrent à Agde d'où ils sont refoulés le lendemain par les troupes du Roussillon.
Ils rembarquent à Sète en laissant 400 morts.
Cette aventure et la grande épidémie de peste de Marseille en 1720, la dernière de l'histoire du pays, posent le problème de la surveillance des côtes.
C'est ainsi qu'est construite la Tour dite des Anglais.
Fortins, redoutes et signaux
Tandis que l'ordonnance royale du 12 juin 1758 crée un corps de garde avec Sète, une autre ordonnance instaure le système des feux sur une grande partie du littoral ouest du Golfe du Lion.
De la redoute des Mattes (à Leucate, dans l'Aude, aujourd'hui) au Grau d'Orgon (dans le Gard), soit plus de cent kilomètres, ce système doit permettre de signaler l'ennemi et de le tenir à distance.
Échelonnés parmi les dunes du cordon sablonneux, une quinzaine ;de fortins, redoutes ou signaux, reliés entre eux, ont été construits.
C'étaient des tours dont quelques unes portaient un canon. Toutes étaient couronnées par une plate forme sur laquelle les deux gardiens allumaient un grand feu quand des voiles suspectes se montraient à l'horizon.
Comme les feux couraient d'une redoute à l'autre, toute la côte était alertée. Aujourd'hui, il ne reste comme témoins, que les ruines de la tour des Anglais et celle de sa soeur jumelle, la tour du Castellas sur la route de Sète.
Comment fonctionne chaque tour?
Des consignes précises furent établies. L'ordonnance de l'intendant Saint-Priest de 1756 en donne le détail.
« Les signaux seront faits de jour par des fumées (paille mouillée), la nuit par des flammes de bois sec dont la provision sera faite au préalable(...) La position sera tenue par un matelot et deux soldats, munis de deux lits, de matériel de cuisine, de lanternes, de lunettes d'approche ( ...)
Les effets nécessaires devront être fournis par les habitants à tour de rôle et les consuls devront se charger de l'exécution de cette décision royale. »
Le CROSS-Med ( Agde )

Ses coordonnées : position : 43°16,25'N - 003°30,45'E altitude : 123 m Agde (Hérault-34)
Cet ancien sémaphore, désarmé par la Marine depuis de nombreuses années, fut utilisé par les Affaires Maritimes à partir de 1970, sous l'appelation de Sous-CROSS Agde, comme annexe du CROSS-Med pendant la période estivale, afin de prendre en charge les opérations de sauvetage sur la partie ouest de la Méditerranée.
Il fut rénové en 1988, puis fut définitivement fermé en 2000, le centre principal du CROSS-Med à La Garde assurant seul la gestion des opérations de sauvetage.
Les sémaphores sont des unités de la Marine Nationale. I
ls assurent une veille visuelle, radio et radar tout le long des côtes françaises. Initialement, 162 éléctro-sémaphores furent construits le long du littoral français, mais aussi en Algérie et en Tunisie. 59 d'entre-eux sont encore en activité.
Peu connus du grand public, les sémaphores jouent cependant un rôle indispensable tout le long des côtes françaises ; tant au niveau des missions militaires que celles de service public.
