Notre région est la plus attractive de France...

Publié le par Yvon Bertrand

 

 

Nouvelle confirmation de l’attractivité du Languedoc-Roussillon : le dernier recensement de la population légale de la France.

 

 Le décret a été publié hier. Résultat : la région compte 2 610 890 habitants, contre 2 295 648 au recensement de 1999, le seul auquel ce nouveau comptage peut être comparé.

 

Cela fait du Languedoc-Roussillon le champion de France en terme de boom démographique.

 

"Les régions ayant connu les rythmes de croissance les plus élevés ont été le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées", confirme l’Insee, l’Institut de la statistique, dans un communiqué publié hier.

Ainsi, entre 1999 et 2009, l’année retenue pour ce dernier comptage, la population régionale a augmenté de près de 14 %.

 

 Arrive juste derrière  la région Midi-Pyrénées, avec une progression de quelque 12 % au cours de ces dix années-là.

 

Viennent ensuite  La Réunion et  La Guyane, dont les populations sont toutefois beaucoup moins importantes.

 

Une hausse proche de 15 % dans l’Hérault

 

En métropole, ce sont donc les régions du Sud qui attirent le plus.

 

 Mais ce n’est pas la natalité qui tracte la hausse de leur population, mais plus souvent les nouveaux arrivants.

 

En Languedoc-Roussillon, ils ont été plus nombreux qu’au cours des décennies précédentes, semble-t-il.

 

Ce dernier recensement montre en effet qu’en Languedoc-Roussillon, la population a augmenté de 315 240 habitants en dix ans, entre 1999 et 2009, soit en moyenne près de 31 500 de plus chaque année.

 

À titre de comparaison, l’augmentation avait été bien moindre entre 1990 et 1999. C’est dire s’il y a eu accélération depuis le début du nouveau siècle.

 

Le département de lHérault fait partie de ceux qui ont le plus accueilli. Entre 1999 et 2009, sa population totale a bondi d’environ 135 500 habitants, soit une hausse proche de 15 %.

 

L’Aude compte, pour sa part, près de 44 200 habitants de plus, soit une progression d’environ 14 %.

 

Les Pyrénées-Orientales enregistrent, elles, une progression de 13,5 % avec près de 53 100 habitants supplémentaires.

 

Quant au Gard, il compte quelque 78 800 habitants de plus sur la même période, soit une hausse voisine de 13 %.

 

La Lozère, avec quelque 3 650 habitants de plus qu’en 1999, voit sa population croître de près de 5 %.

 

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La population des départements du Languedoc-Roussillon

 

JEAN-PAUL VOLLE, Professeur émérite de géographie de l’université Montpellier III

 

La croissance démographique s’est nettement accélérée en Languedoc-Roussillon  depuis 1999. Comment l’expliquez-vous ?

Entre 1999 et 2009, il y a une réelle accélération de la croissance. 

 

Or, rappelons qu’entre 1990 et 1999, la progression a été de 180 600 habitants, soit 8,5 % de hausse et donc près de six points de moins qu’aujourd’hui.

 

 J’explique cette accélération par trois raisons majeures :

 

un, l’effet sud, dont  le Languedoc-Roussillon est  le grand bénéficiaire car les prix de l’immobilier et du foncier y sont moins élevés qu’en Provence.

Deuxième raison : le tropisme, ou l’attirance, de la Méditerranée. Or, en  Paca, il n’y a plus de place sur le littoral, alors qu’ici les côtes restent à redécouvrir. Ce qui implique une véritable politique des stations et de villes de bord de mer.

Troisième raison : la construction métropolitaine. Ici, les villes ont encore de la marge pour se développer. Ce qui n’est pas le cas partout.

 

 C’est un phénomène qu’on rencontre en France, principalement dans le sud, avec Bordeaux, Toulouse, Marseille et Lyon.

 

Qui sont les nouveaux venus  qui s’installent ici ?

 

Après l’arrivée des néoruraux et post-soixante-huitards  dans les années 1970 et 1980,  le Languedoc-Roussillon attire désormais autant des gens des régions proches, comme Midi-Pyrénées et Paca, que  des habitants du Nord et de l’Est de la France.

 

Nous accueillons principalement des actifs, qui sont bien plus nombreux que les retraités.

 

On est donc pleinement entré dans une réelle dynamique des échanges intermétropolitains.

 

Ce qui confirme, notamment, la place de  Montpellier dans la hiérarchie des métropoles françaises. 

 

 

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Publié dans Statistiques

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