Festival d'Opérettes 2009 de LAMALOU-LES-BAINS

Publié le par Yvon Bertrand

 

 


FESTIVAL  d’OPERETTES de LAMALOU



PROGRAMME 24 Juillet – 23 Août  2009
( cliquer )

OPERETTES :
  UN DE LA CANEBIERE – Vincent SCOTTO
  3 DE LA MARINE – Vincent SCOTTO
  VIOLETTES IMPERIALES – Vincent SCOTTO
  AU PAYS DU SOLEIL – Vincent SCOTTO
  BELLE DE CADIX – Francis LOPEZ
  LA MASCOTTE - Edmond AUDRAN
  L’AUBERGE DU CHEVAL BLANC -Ralph Benatzky
  HELLO  DOLLY

OPERA :
  CARMEN – Georges BIZET
  

 

Quelques mots sur les  3 opérettes marseillaises de Vincent Scotto

 

C'est avant tout aux talents conjugués de Vincent Scotto et
d'Henri Alibert que l'on doit, au début des années trente, la naissance puis le rayonnement de l'opérette marseillaise.

    Entourés de quelques auteurs et interprètes venus eux aussi de l'incontournable Canebière - ou de ses environs - ils surent apporter à une capitale bientôt conquise, une nouvelle recette de dépaysement empreinte d'une atmosphère de gaîté, d'insouciance, de farniente, le tout enrobé de ces expressions et de cet "assent" si chers à Pagnol.

    C'est d'ailleurs Marcel Pagnol qui, d'une certaine manière, est à l'origine de l'opérette marseillaise. En effet, le triomphe de Marius (Théâtre de Paris, 9 mars 1929) donna à Alibert et Scotto l'idée de profiter de cet engouement subit des Parisiens pour le Midi.

    Et, le 26 avril 1932, Henri Alibert monte sur la petite scène du Moulin de la Chanson, La Revue Marseillaise qui, sur des musiques de Vincent Scotto et des textes de René Sarvil et Antoine Mars, réunit sur scène quelques autres gloires du midi méditerranéen.

    Pantalons blancs et chemises Lacoste - comme s'ils s'apprêtaient à commencer une partie de pétanque - Georges Sellers et ses musiciens donnaient le ton.

     Le soir de la première, le Tout Paris complété par le Tout Marseille est là, emmené par un Marcel Pagnol enthousiaste... si enthousiaste qu'il sera souvent présent au cours de la série de représentations.

    La Revue Marseillaise refuse du monde et, malgré son succès, est remplacée le 22 octobre 1932 par Au Pays du Soleil. L'opérette marseillaise est née !

    Son âge d'or se prolonge une quinzaine d'années grâce à des ouvrages qui sentent bon le soleil, la mer, le pastis et la lavande... Plusieurs d'entre-eux eurent la consécration cinématographique.

    Après 1945, les Français se prennent à rêver de rivages plus lointains et font fête à des ouvrages qui les transportent sous d'autres cieux ensoleillés : L'Espagne ou le Mexique. L'exotisme marseillais en pâtit d'autant que ses deux principaux protagonistes disparaissent à quelques mois d'intervalle au début des années cinquante.

    Plus de créations alors, mais un répertoire qui se maintient longtemps, surtout grâce à la trilogie constituée par Un de La Canebière, Au pays du Soleil et Trois de la Marine..

AU  PAYS DU SOLEIL

 
  La première opérette marseillaise, Au Pays du Soleil, a permis à ses auteurs de faire connaître les coins et décors pittoresques de Marseille qui vont de la rue Fortia à Notre-Dame de la Garde, en passant par le marché aux fleurs du Cours Saint-Louis, la fête locale de Saint-Giniez ou les bas-fonds de la cité Phocéenne, tels qu'ils se présentaient au cours des années trente.

    La création a donc lieu le 22 octobre 1932 au petit théâtre du Moulin de la Chanson (200 places). On refuse du monde chaque soir et les protagonistes se mettront rapidement en quête d’établissements plus importants. À partir du 3 janvier 1933, la pièce sera ainsi successivement jouée à Bobino, au Pavillon, à l'Européen, à l'Empire, aux Folies Wagram et sur la scène de l'Ambigu Comique (dernière représentation le 26 novembre 1933).

    La musique composée par Vincent Scotto comporte quelques airs qui ont connu un succès durable : "Miette", "J'ai rêvé d'une fleur", "La Valse à petits pas", "Zou, un peu d'aïoli" "Un fondu, un momo" et, bien entendu, "Au Pays du Soleil".

 

UN DE LA CANEBIERE

 

Quatrième opérette marseillaise de Vincent Scotto, Un de la Canebière est née aux Célestins de Lyon le 1° octobre 1935. La période de " rodage " terminée, l’ouvrage rejoint la capitale le 18 octobre (Bobino).

    Après cinq mois de succès, suivis d’une escale au théâtre de l’Européen, Toinet et ses amis investissent les Variétés le 3 avril 1936. Cette scène deviendra le temple de l’opérette marseillaise et le restera une dizaine d’années.

 
    Un de la Canebière fut représenté dans toute la France, en Afrique du Nord, en Belgique et en Suisse. Paris en fit une reprise en 1952 (Bobino).

 

 Quelques airs à succès : "Les Pescadous"  "J'aime la mer" "Vous avez l'éclat de la rose" "Le plus beau de tous les tangos du monde" "Cane cane Canebière" "Un petit cabanon"

    Le cinéma s'empara de l'opérette. Elle fut tournée en noir et blanc avec Alibert, puis en couleur avec Marcel Merkès (1956).

    À la Télévision, Henri Spade (1960) et Francis Lopez, vingt ans plus tard, réalisèrent Un de la Canebière pour la télévision.

 

La première représentation est donnée le 19 décembre 1933. Le succès se prolonge jusqu’au 1° mars 1934 dans cette salle ; l’ouvrage est donné quatre fois à l’Européen avant de partir en tournée avec Darcelys dans le rôle créé par Alibert, ce dernier préparant l’ouvrage suivant.

TROIS DE LA MARINE

   Comme Un de la Canebière et Au pays du soleil, Trois de la Marine peut se prévaloir de plusieurs milliers de représentations.

 

Les chansons ont ici la même veine mélodique : on citera " A Toulon ", Sur le plancher des vaches ", " L’amour est une étoile ", " Je ne sais pas ce qui m’attire "…






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Publié dans Festivités

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