Notre Région prend la Présidence de "l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée"

Le 18 juin 2009 à Palma, la Région Languedoc-Roussillon a pris la présidence de l'Eurorégion Pyrénées méditerranée, succédant ainsi aux Baléares.
Pendant 18 mois, la région va s'attacher à faire vivre cette structure et son Groupement européen de coopération territoriale ( GECT), à renforcer sa légitimité sur la scène européenne et méditerranéenne et entend s'engager sur des projets concrets en faveur des habitants du Languedoc-Roussillon et des territoires dans des domaines comme l'économie de la connaissance, le développement durable, les transports et notamment les ports, la mobilité des jeunes et la culture.
Créée en 2004, l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée rassemble les Régions Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Catalogne, Iles Baléares et Aragon.
Son objectif est de créer au nord-ouest de la Méditerranée, un espace de coopération durable basé sur l’innovation, la cohésion sociale et les solidarités territoriales.
Pour cela, l’Eurorégion entend :
- Devenir un pôle de développement à l’échelle européenne capable d’impulser des projets à vocation euro-régionale ;
- Ere reconnu comme un pôle d’innovation et de croissance fondé sur les liens tissés entre les différents centres technologiques, scientifiques, culturels de l’espace ;
-Défendre d’une même voix des projets essentiels pour le développement équilibré et durable de ce grand territoire du sud de l’Europe.
Le but est d’exercer un leadership dans le contexte euroméditerranéen partagé par toutes les régions qui composent l’eurorégion, afin de devenir une référence de base dans le Sud de l’Europe et autour de la Méditerranée.
- Présidence du Languedoc-Roussillon pour 18 mois à partir du 18 juin 2009
- 13,2 % de la population conjointe de l’Espagne et de la France, soit plus de 13 millions d’habitants
- PIB : 14 % du total des 2 pays réunis
- Volume d’emplois : supérieur à 7 millions de postes de travail
Bien que contiguës, les cinq régions n’ont jamais fait l’objet d’une perspective intégrée de développement.
La frontière franco-espagnole représente encore aujourd'hui une ligne de fracture, qui est à l'origine du retard accumulé dans l'amélioration de la communication intérieure et transeuropéenne du territoire eurorégional.
Domaine d’action de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée :
- réalisation de la ligne à grande vitesse
- formation professionnelle
- emploi transfrontalier
- problèmes environnementaux
- culture
- université et recherche Partout en Europe, les Régions opèrent des rapprochements pour peser dans le dialogue européen et capter des financements européens.
Afin de favoriser ce rapprochement, l’Europe a créé un outil technique, financier et disposant de la personnalité juridique, le GECT (Groupement Européen de Coopération Territoriale) par règlement 1082/2006 du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2006. Il va permettre de renforcer le projet de l’Eurorégion et la volonté commune de coopération de ces territoires. Le GECT permet la mise en oeuvre et la gestion des projets de coopération territoriale et perçoit des financements communautaires au nom des Régions membres et développe des projets communs, structurants et d’envergure, pour ce vaste territoire, pour les citoyens et les entreprises qui le composent. La figure juridique du GECT consolide l’Eurorégion comme un acteur de premier ordre au sein de la construction européenne.
C’est en décembre 2008, que les Baléares, la Catalogne, le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, ont officialisé leur volonté de se doter d’un outil opérationnel.
Le programme de la Présidence Languedoc-Roussillon est centré sur 6 priorités, qui pourront être complétées selon l’actualité et les besoins et qui. reposent sur 3 grands principes :
- se donner des moyens d’actions grâce au Groupement de Coopération Territoriale (GECT),
- revendiquer notre place sur la scène européenne et internationale, et enfin ?
- s’engager sur des projets concrets en faveur de nos concitoyens et de nos territoires.
1- Rendre opérationnel le Groupement européen de coopération territoriale En devenant le bras armé de l’Eurorégion, le GECT permettra un développement accru d’actions communes de coopération. Aussi, il est fondamental :
- De mettre en place les équipes et les rendre opérationnelles ;
- D’initier les premiers projets sous une bannière commune ;
- De communiquer pour faire connaître le GECT au sein de nos territoires, auprès des acteurs économiques et socio-culturels, et à travers l’Europe ;
- De se rapprocher d’autres GECT similaires et initier des actions de lobbying plus efficaces.
2- Contribuer au futur de la politique européenne de cohésion
A un moment où la réflexion sur la future politique de cohésion a débuté, l'Eurorégion doit participer aux débats afin de :
- Défendre la politique de cohésion économique, sociale et territoriale européenne pour l’après 2013 et la reconduite d’un programme de coopération territoriale ;
- Positionner les espaces eurorégionaux comme territoires pertinents dans ces programmes de coopération territoriale, afin de concentrer les crédits sur le renforcement de ces territoires de projets.
3- Positionner l'Eurorégion au coeur du dialogue Méditerranéen
En valorisant son positionnement géographique, historique et culturel, ainsi que la présence à Barcelone du secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée, la présidence souhaite développer le dialogue avec nos voisins du sud et propose :
- D’établir des liens privilégiés avec le secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée dès lors que celui-ci sera opérationnel ;
- De prospecter afin de positionner l’Eurorégion sur des projets financés au titre de l’Instrument de voisinage Méditerranée, ce qui lui permettrait de tisser des liens de coopération plus étroits avec la rive Sud de la Méditerranée.
4- Soutenir le développement des transports et des communications et une politique de développement durable
Parce que le renforcement des liens entre régions voisines passe par une organisation optimale des transports et communication, et parce que ceux-ci ont un impact durable sur l’environnement, il est essentiel de :
- Favoriser l’établissement de liens pérennes entre nos ports et aéroports ;
- Soutenir le dossier des lignes à grande vitesse qui doivent relier nos territoires.
- Et parce que nos territoires possèdent un réel potentiel dans le domaine des énergies renouvelables et de la qualité de vie, l’Eurorégion doit oeuvrer pour :
- Faciliter la coopération en matière d’énergies renouvelables, et notamment sur la partie « recherche et développement » ;
- Contribuer, à son échelle, à la lutte contre le réchauffement climatique
5- Miser sur la matière grise et la formation Dans un contexte qui doit nous inciter plus encore à miser sur la matière grise afin de consolider notre économie, la Présidence Languedoc-Roussillon propose :
- De lancer la réflexion sur la mise en place de relations plus étroites entre nos universités afin d’aboutir à plus long terme à des inscriptions uniques pour nos étudiants, à des formations communes, à des travaux de recherche conjoints, à des espaces collaboratifs … ;
- De favoriser la mobilité des chercheurs, des étudiants, mais aussi des apprentis et des personnes en formation professionnelle. Et comme cette matière grise doit être source d’innovation, au bénéfice de nos entreprises et de nos concitoyens, il est aussi souhaitable :
- De travailler en commun sur les méthodes pour favoriser et diffuser l’innovation auprès de nos entreprises et entre nos territoires.
6- Ancrer l'Eurorégion au coeur la société, en favorisant la diffusion de nos cultures, la promotion de l’égalité des chances et le rapprochement des acteurs socio-économiques
Pour que nos citoyens s’approprient l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, ils doivent la percevoir au travers des actions qui les touchent au quotidien, apprendre à mieux se connaître, et à ne pas exclure. Aussi, la Présidence propose de :
- Favoriser la diffusion et le partage de nos cultures ;
- S’appuyer sur la jeunesse pour porter le projet Eurorégional ;
- Promouvoir l’égalité des chances en partageant des pratiques ;
- Continuer à encourager l’existence ou la création de réseaux émanant de la société civile.
Création d'un "Eurocampus"
A l’occasion de l’assemblée annuelle de l’ Eurorégion Pyrénées-Méditerranée du jeudi 19 juin à Palma de Majorque (Baléares), Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a proposé la création d’un « Eurocampus » qui sera le premier campus européen par le nombre d’étudiants – 510 000 jeunes – et le 7e au niveau mondial.
« L’intensification future des liens entre nos quatre régions passe par la mobilité de nos étudiants. La recherche, l’économie, la culture, tout découlera de ces échanges qu’il faut multiplier. C’est pour cela que je souhaite que nos régions regroupent et fédèrent l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et la recherche. Grâce aux mesures concrètes que j’ai proposées au présidents des trois autres Régions, l’Eurocampus sera uneréalité dès la prochaine rentrée », a expliqué Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées.
Cette proposition a été très favorablement accueillie par les autres présidents de l’Eurorégion - José Montilla, président de la Generalitat de Catalogne, Francesc Antich, président des Iles Baléares et Georges Frêche, président de Languedoc-Roussillon - et a abouti à la signature par les quatre Régions d’une déclaration commune pour la création et le développement de l’Eurocampus.
Les Régions se sont ainsi engagées à mettre en place de nombreux dispositifs concrets pour favoriser et accroître les échanges : intensification des bourses d’études et de stages, prise en charge partielle d’un trajet par mois, création de Chaires Eurocampus pour favoriser la mobilité des chercheurs, prise en charge des certifications en langues étrangères ou encore création d’un campus numérique au travers d’un portail Internet.
