167 emplois en été au Camping de la Yole !
Au Domaine de La Yole ( situé à 300 métres du Clos Aimé Bertrand ), à Vendres-Plage, Pierre Gassier a repris les rênes du camping créé par son père Jean que ce dernier n'a cessé de développer.
Aujourd'hui, l'établissement affiche 1 273 emplacements en 4 étoiles dont 310 hébergements locatifs de standings, des commerces, un parc aquatique, des animations, un terrain de tennis, des services dépannage et gardiennage, et est ouvert du 25 avril au 19 septembre.Le domaine de la Yole, c'est aussi 37 permanents et 50 saisonniers, 80 saisonniers chez les commerçants sous-traitants et gérants.
Sans compter sur tous les emplois externalisés (induits) liés à l'évolution de l'établissement. « Cette année, par exemple, nous avons fait construire un bâtiment de 11 logements pour accueillir le personnel saisonnier, et commencé à rénover les réseaux électriques et les voiries. Et pour cela, nous faisons bien entendu appel à des entreprises locales », explique Pierre Gassier.
Création d'emplois externalisés dans l'Hérault
Le nombre d'établissements reste stable depuis les années 90, avec de légères variations en positif ou en négatif selon les années.Cependant, le nombre d'établissements haut de gamme a augmenté de 13 % entre 2004 et 2006, les autres ayant quelque peu diminué.
En revanche, l'offre de l'hôtellerie de plein air en terme de prestations s'est considérablement étoffée ces dernières années.
Les établissements sont de plus en plus nombreux à proposer des services qui induisent une gestion plus complexe, un personnel plus nombreux et qualifié.
D'où la très forte augmentation des emplois externalisés (induits). Derniers chiffres communiqués par la fédération régionale de l'hôtellerie de plein air (FRHPA) : une variation 2004/2006 des emplois externalisés de + 66,8 % alors que les emplois internes (CDI ET CDD) n'ont augmenté que de 1,2 % (avec une baisse des CDI de - 8,2 % et une augmentation des CDD de + 5,2 %).
Comment expliquer une telle augmentation ?
Quels sont les secteurs qui bénéficient du succès des campings ?
Selon Jean-Marc Bardou, le président de la fédération régionale, « ces emplois s'expliquent bien sûr par les nombreux investissements réalisés ces dernières années, où le secteur a dû faire appel aux sociétés locales notamment les artisans de tous types, des entreprises de bâtiment, d'équipement, de décoration d'extérieur, de plantations.... ».
Sans compter l'appel fait à des sociétés de prestations de service pour l'animation, le gardiennage, le ménage....Bref, les campings ont créé des emplois. Le seuil a sûrement été atteint en 2006.
La fédération, qui parle par voie de son président « d'une érosion d'environ 2 % du nombre de campings par an au profit de la promotion immobilière et à cause des difficultés administratives auxquelles la profession est confrontée », pourra fournir les chiffres 2006-2008 en novembre 2009.
Il faudra donc attendre pour voir la nouvelle tendance.
Des chalets climatisés aux tentes, le boom du plein air
Adieu l'expression désuète "camping-caravaning".
Aujourd'hui, il faut parler d'hôtellerie de plein air.
Et pour cause ! Les adeptes de ce type d'hébergement, très apprécié des populations nord-européennes, ne se contentent plus d'un terrain, quatre piquets et une toile de tente.
Proximité de la nature certes, mais aussi convivialité, confort matériel, animations... Ils veulent tout. Et à des prix défiant toute concurrence. « C'est ainsi que peu à peu, depuis les années 70 mais surtout ces dix dernières années, les campings se sont adaptés aux attentes de leurs clients. Ceux du littoral biterrois, qui concentre l'offre la plus importante du Languedoc-Roussillon et de France en nombre d'établissements et d'emplacements, n'ont évidemment pas dérogé à la règle », explique Jean-Pioch, président de la Fédération départementale de l'hôtellerie de plein air.
Du petit camping d'une trentaine d'emplacements à l'énorme établissement de plus de 2 500, tous s'y sont mis. « Et on ne peut parler de concurrence entre les différents établissements car tous sont de qualité comparable. De plus, un camping est avant tout un site que le campeur choisit », ajoute le président.
La première mutation est celle de la diversification de l'activité, en complément de l'emplacement libre classique réservé aux tentes et aux caravanes.
Les parcelles ont commencé par accueillir des camping-cars, ou des résidences mobiles privées.
Et aujourd'hui, les hébergeurs proposent eux-mêmes des résidences mobiles, des habitations légères de loisirs (HLL ou petits chalets fixes), des bungalows de toile meublés (BTM), avec climatisation, hotte, salle de bain, eau chaude...
D'autres adaptations ont suivi, celle des services, prestations et animations. Piscine, parfois parc aquatique, centre de balnéo-thérapie, restaurant, bar, bals, accueil pour enfants et ados, ateliers divers, animations sportives, soirées...
La majorité des campings, sont aujourd'hui devenus de véritables villages de vacances qui n'ont rien à envier aux complexes hôteliers.
Il y a 20 ans, 10 % du chiffre d'affaire était investi dans l'entreprise. « Depuis 2002, plus du tiers », précise le président. Une moyenne régionale que la fédération avance pour mettre en avant « le souci constant des gestionnaires à satisfaire la clientèle en termes de qualité et de nouveauté des prestations ».
Idem pour les budgets communication, qui n'ont cessé d'augmenter jusqu'en 2004 à cause des créations de sites web et du marketing qui va avec.
Le "plein air" explose, les Agglos se frottent les mains
Aujourd'hui, il faut parler d'hôtellerie de plein air.
Et pour cause ! Les adeptes de ce type d'hébergement, très apprécié des populations nord-européennes, ne se contentent plus d'un terrain, quatre piquets et une toile de tente.
Proximité de la nature certes, mais aussi convivialité, confort matériel, animations... Ils veulent tout. Et à des prix défiant toute concurrence. « C'est ainsi que peu à peu, depuis les années 70 mais surtout ces dix dernières années, les campings se sont adaptés aux attentes de leurs clients. Ceux du littoral biterrois, qui concentre l'offre la plus importante du Languedoc-Roussillon et de France en nombre d'établissements et d'emplacements, n'ont évidemment pas dérogé à la règle », explique Jean-Pioch, président de la Fédération départementale de l'hôtellerie de plein air.
Du petit camping d'une trentaine d'emplacements à l'énorme établissement de plus de 2 500, tous s'y sont mis. « Et on ne peut parler de concurrence entre les différents établissements car tous sont de qualité comparable. De plus, un camping est avant tout un site que le campeur choisit », ajoute le président.
La première mutation est celle de la diversification de l'activité, en complément de l'emplacement libre classique réservé aux tentes et aux caravanes.
Les parcelles ont commencé par accueillir des camping-cars, ou des résidences mobiles privées.Et aujourd'hui, les hébergeurs proposent eux-mêmes des résidences mobiles, des habitations légères de loisirs (HLL ou petits chalets fixes), des bungalows de toile meublés (BTM), avec climatisation, hotte, salle de bain, eau chaude...
D'autres adaptations ont suivi, celle des services, prestations et animations. Piscine, parfois parc aquatique, centre de balnéo-thérapie, restaurant, bar, bals, accueil pour enfants et ados, ateliers divers, animations sportives, soirées...
La majorité des campings, sont aujourd'hui devenus de véritables villages de vacances qui n'ont rien à envier aux complexes hôteliers.
Il y a 20 ans, 10 % du chiffre d'affaire était investi dans l'entreprise. « Depuis 2002, plus du tiers », précise le président. Une moyenne régionale que la fédération avance pour mettre en avant « le souci constant des gestionnaires à satisfaire la clientèle en termes de qualité et de nouveauté des prestations ».
Idem pour les budgets communication, qui n'ont cessé d'augmenter jusqu'en 2004 à cause des créations de sites web et du marketing qui va avec.
Le "plein air" explose, les Agglos se frottent les mains
En termes de recettes fiscales, les retombées économiques pour les communes et pour les communautés de communes ou d'agglomération du Biterrois abritant de nombreux campings sont importantes.
Pour rappel, les communes reconnues comme stations touristiques (Agde, Vias, Portiragnes, Marseillan, Valras-Plage, Vendres, Sérignan pour le littoral ouest héraultais) perçoivent la taxe de séjour (TS), « afin de financer des équipements généraux et un syndicat d'initiative » ou office de tourisme.
Quant aux communautés de communes ou d'agglomération, elles perçoivent la taxe professionnelle (TP) de toutes les entreprises.
Prenons par exemple la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée (CAHM) qui comprend 19 communes, dont trois stations balnéaires du littoral, Agde, Portiragnes et Vias : le montant notifié de TP générale pour l'année 2008 est de 14 545 233 €. « Ce montant correspond au produit attendu par la CAHM pour 2008 », précise la communauté.
Si l'on compare le produit TP versé l'année dernière à la CAHM pour l'activité de camping des trois communes (1 402 834 €), cela représente 9,64 % du produit TP notifié à l'Agglo en 2008. En bref, les campings d'Agde, de Vias et de Portiragnes représentent environ 10 % de la TP générale perçue de toutes les entreprises des 19 communes.
Un fort pourcentage qui vient corroborer l'idée que l'hôtellerie de plein air est l'un des poids lourds de l'activité économique du territoire. Ce secteur permet aussi aux communes concernées de percevoir des sommes importantes via la taxe de séjour.
Autre exemple, Vias : sur 615 000 € perçus pour 2008, 510 970 € proviennent des campings, le reste des hôtels et meublés privés.
Encore un fort pourcentage que l'on retrouve dans les autres communes du Biterrois.
Pour Portiragnes, la TS 2008 s'élève à 345 747 €, répartis entre campings à hauteur de 264 650 € et 81 097€ pour les meublés et autres logements.
Existent aussi les taxes foncières et d'ordures ménagères, qui alimentent les budgets des communes, intercommunalités, départements et régions.
Sans compter les retombées pour le commerce en général, pour les entreprises qui travaillent dans le secteur de la construction de résidences mobiles, des énergies renouvelables, du matériel sanitaire.
C'est donc à juste titre que les acteurs de l'hôtellerie de plein air considèrent leur activité comme un enjeu incontournable du développement économique du territoire.
Pour rappel, les communes reconnues comme stations touristiques (Agde, Vias, Portiragnes, Marseillan, Valras-Plage, Vendres, Sérignan pour le littoral ouest héraultais) perçoivent la taxe de séjour (TS), « afin de financer des équipements généraux et un syndicat d'initiative » ou office de tourisme.
Quant aux communautés de communes ou d'agglomération, elles perçoivent la taxe professionnelle (TP) de toutes les entreprises.
Prenons par exemple la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée (CAHM) qui comprend 19 communes, dont trois stations balnéaires du littoral, Agde, Portiragnes et Vias : le montant notifié de TP générale pour l'année 2008 est de 14 545 233 €. « Ce montant correspond au produit attendu par la CAHM pour 2008 », précise la communauté.
Si l'on compare le produit TP versé l'année dernière à la CAHM pour l'activité de camping des trois communes (1 402 834 €), cela représente 9,64 % du produit TP notifié à l'Agglo en 2008. En bref, les campings d'Agde, de Vias et de Portiragnes représentent environ 10 % de la TP générale perçue de toutes les entreprises des 19 communes.
Un fort pourcentage qui vient corroborer l'idée que l'hôtellerie de plein air est l'un des poids lourds de l'activité économique du territoire. Ce secteur permet aussi aux communes concernées de percevoir des sommes importantes via la taxe de séjour.
Autre exemple, Vias : sur 615 000 € perçus pour 2008, 510 970 € proviennent des campings, le reste des hôtels et meublés privés.
Encore un fort pourcentage que l'on retrouve dans les autres communes du Biterrois.Pour Portiragnes, la TS 2008 s'élève à 345 747 €, répartis entre campings à hauteur de 264 650 € et 81 097€ pour les meublés et autres logements.
Existent aussi les taxes foncières et d'ordures ménagères, qui alimentent les budgets des communes, intercommunalités, départements et régions.
Sans compter les retombées pour le commerce en général, pour les entreprises qui travaillent dans le secteur de la construction de résidences mobiles, des énergies renouvelables, du matériel sanitaire.
C'est donc à juste titre que les acteurs de l'hôtellerie de plein air considèrent leur activité comme un enjeu incontournable du développement économique du territoire.
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