Un Grand virtuose du piano : le Cazoulin Jean-Bernard Pommier

De l'Allemagne au Japon, des Etats-Unis à la Russie, il a joué partout - ou presque -.
Le pianiste et chef d'orchestre Jean-Bernard Pommier, Biterrois d'origine, s'octroie, de temps en temps, quelques jours de vacances dans sa villa de Cazouls-lès-Béziers.
A l'âge de sept ans, c'est sur les allées Paul-Riquet qu'il donne son premier concert public.
Depuis, le prodige a accompli un parcours... impressionnant ! En 1962, à dix-sept ans, il est le plus jeune finaliste au concours Tchaïkovski et décroche le premier Diplôme d'Honneur assorti des félicitations du jury. Il se produit ensuite avec de nombreux orchestres et dans les plus grandes salles du mond e. Tout en menant en parallèle une active carrière de chef d'orchestre.

Sacré officier de l'Ordre du Mérite national, Jean-Bernard Pommier a récemment été fait chevalier de la Légion d'Honneur par le ministre de la Culture.
Attaché à ses origines, l'artiste revient fréquemment dans le Sud de la France, à Cazouls-lès-Béziers.
Mairie de Cazouls-les-Béziers
En tendant l'oreille, ses voisins peuvent l'entendre caresser les touches de son piano. C'est dans son salon, entouré de livres et son piano dans les parages, qu'il exprime son point de vue sur la vie culturelle de Béziers .
« J'ai toujours gardé un pied dans la région. Je trouve que l'environnement culturel a évolué. Mais il faut que les initiatives puissent continuer à s'affirmer », ajoute-il.
Festa d'Oc, les Caritats, Jean-Bernard Pommier nourrit beaucoup de respect pour ce qui se passe.
Pour le pianiste, « promouvoir les artistes de la région doit rester une préoccupation ».
Il déplore d'ailleurs le syndrome bien répandu de vouloir être national à tout prix. La musique traditionnelle, porteuse d'un patrimoine ancestral, doit préserver leur identité.
Pour Jean-Bernard Pommier, elle ne doit pas s'effacer au prix d'une globalisation de la musique. C'est en ce sens qu'il affirme : « Je suis un régionaliste convaincu. » A une condition toutefois : les groupes doivent être bons.
S'il respecte l'amateurisme, Pommier y voit un danger pour le public.
« Il faut que les gens fassent la différence entre deux types de concerts : celui de l'amateur, préparé avec amour et celui de l'artiste, préparé avec amour et angoisse, l'angoisse de l'inconnu car il ne sait pas où sa musique va le conduire » .
Pour avoir franchi maintes fois les frontières françaises, Jean-Bernard Pommier reconnaît que son pays d'origine est « assez exceptionnellement développé, avec des gens avides de découvrir des horizons musicaux variés ».
Dans le Biterrois, deux priorités existent au niveau culturel, selon l'artiste : mettre sur pied un festival d'été de programmation classique et organiser un concours international de piano.
Dès le 17 août, l'artiste débute une tournée internationale.
Il passera par plusieurs pays d'Europe dont Amsterdam, le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Pour la première fois, il se rendra aussi en Chine pour y donner des récitals de piano en solo. Pour l'année 2009/2010, il sera chef d'orchestre en Roumanie.
L'enfant du pays doit se produire dans sa ville natale, Béziers, le 12 mai 2010 pour un récital.
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