EL JULI : patron incontesté des années 2000

Publié le par Yvon Bertrand






Lexique tauromachie

© Midi Libre



Julian Lopez Escobar est né le 3 octobre 1982 à Madrid.
Apoderado : Roberto Dominguez.
Alternative : 18 septembre 1998 à Nîmes
Parrain : Manzanares (père).
Témoin : Ortega Cano.
Toros : Daniel Ruiz.
Confirmation : 17 mai 2000 àMadrid
Temporada 2008 : 74 corridas. 104 oreilles et 3 queues.
Temporada en cours : 42 corridas. 56 oreilles, 4 queues et deux indultos.
El Juli
réalise une nouvelle saison magnifique. Seul Madrid lui a résisté, victime de l'antipathie du public de Las Ventas.

El Juli
est un cas unique dans la tauromachie. Enfant star, il est resté le patron de l'escalafon sans jamais subir de passage à vide. Conscient de ses responsabilités de torero d'époque, il multiplie les gestes symboliques en faveur de la Fiesta et crée une fondation pour former les espoirs du toreo.

Escalafon depuis 1901

Il est la seule figura qui accepte de toréer tous les types de toros dans toutes les ferias.

Lauréat de la Feria de Pamplona, le triomphateur de la temporada française 2008 est sorti a hombros cette année d'arènes aussi importantes que Valencia, Barcelone, Nîmes ou Mont-de-Marsan et a marqué son passage dans la Maestranza de Séville.


ENTRETIEN

© Midi Libre

Star depuis votre enfance, quelle est la motivation qui anime encore El Juli ?

"Le secret, pour ne pas connaître de passage à vide, est de se sentir torero au quotidien". Chaque jour, j'ai la conviction que je peux encore m'améliorer. C'est une nécessité de progresser pour chaque torero car la tauromachie évolue continuellement. Il ne faut pas être sclérosé par le passé. Ma motivation est entretenue par la volonté de réaliser des faenas toujours meilleures.

Comment vivez-vous la concurrence de Perera et Castella qui ambitionnent votre statut de numéro un ?

La compétition avec les autres toreros me motive et cette concurrence est une bonne chose pour la corrida.
 L'arrivée de nouvelles figuras est une excellente nouvelle pour l'aficion.

Vous devez être fier du succès de votre solo de Nîmes, la veille de celui de Castella ?

J'ai toujours éprouvé une affection particulière pour Nîmes qui est une arène très importante à mes yeux. Je suis enchanté du résultat de ce solo. Ça restera une journée inoubliable. Quant à Castella, c'est un torero qui ambitionne d'aller toujours plus haut. Il me paraît logique qu'il ait voulu jouer la "competencia" avec moi.

Parlez-nous de cette temporada 2009...

Le début de saison a été très bon avec des succès importants à Olivenza, Valencia et Séville. Ensuite, j'ai bien toréé et triomphé dans des Ferias qui me tiennent à coeur comme Pampelune ou Mont-de-Marsan.

Mais Madrid vous a encore durement bousculé...

Le public de Las Ventas est très exigeant avec les figuras. J'ai toujours assumé mes passages à Madrid avec responsabilité. Mais, cette année encore, je n'ai pas eu de toro suffisamment bon pour me permettre de triompher.

Vous êtes la seule figura actuelle qui réalise des gestes dignes des toreros d'époque. Pourquoi ?

J'ai des responsabilités vis-à-vis de la Fiesta. On est figura du toreo pour différentes raisons. Parmi elles, il me paraît essentiel de réaliser régulièrement des efforts comme combattre des corridas de Miura ou de la Quinta. Je continuerai à le faire car je suis motivé pour répondre à cette attente des aficionados.

Pourquoi avoir crée  une fondation ?

J'ai souhaité aider les jeunes toreros. C'est un projet qui me tient à coeur. Le toro m'a beaucoup donné. Cette fondation me permet de rendre un peu à la tauromachie de tout ce qu'elle m'a apportée. Je suis convaincu que nous avons fait de bon choix et que dans l'avenir ma fondation apportera beaucoup de choses positives à la Fiesta.

Une polémique enfle sur une Feria organisée à Las Vegas. Pourquoi participer à ce type de corridas ?

C'est une opportunité pour faire connaître le monde du toro dans un nouveau pays même si ces corridas seront incomplètes (Ndlr : sans pique ni mise à mort). Cela permet d'ouvrir de nouvelles frontières à la tauromachie. La vraie Fiesta doit se dérouler comme en Europe. Aux Etats-Unis, ce n'est qu'un début. L'objectif est de faire évoluer ce spectacle vers une véritable corrida où l'on peut tuer les toros.

Publicité

Publié dans Tauromachie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article