"Mégalithes" en Languedoc-Roussillon...
Mégalithes
Inventaire des Mégalithes dans le Languedoc-Roussillon
Du grec méga (grand) et lithos (pierre), le mégalithe désigne des blocs de pierres seules ou assemblés.
Les premiers dolmens et menhirs furent construits en Bretagne et au Portugal vers 4800 avant J.C, vers 3500 avant J.C jusqu'en 2800 avant J.C en Languedoc-Roussillon.
Cette datation a été rendue possible grâce aux analyses au C14 des os, armes, mobiliers retrouvés sur place.
Contrairement à beaucoup d'idées reçues, l'implantation des dolmens et des menhirs ne se limite pas à la seule Bretagne.
On en trouve aussi bien en Vendée, dans le bassin parisien, en Corse que dans le Nord du pays.
Plus surprenant encore, les derniers recensements archéologiques attestent que le nombre de dolmens en Lozère est supérieur à celui ,des départements du Finistère et du Morbihan réunis. Ce qui caractérise le mégalithisme breton est la taille de ces monuments, mais le Languedoc-Roussillon n'est pas en reste avec le menhir de Counozouls dans l'Aude avec ses 8,90 mètres et ses 70 tonnes n'est inférieur en taille que d'un mètre du plus grand menhir d'Europe, celui de Kerloas dans le Finistère.
Il en est de même pour le dolmen des Fées de Pépieux dans l'Aude avec ses 24 mètres de longueur, ce qui en fait l'égale du dolmen des Pierres Plates dans leMorbihan.
On note aussi des concentrations de menhirs comme le groupe de la Cham des bondons en Lozère ou il se retrouve à 153 sur 2Km2 .
On estime à 500 le nombre de dolmen présent en Lozère, 400 dans le Gard, à peu près le même nombre dans l'Hérault, 100 pour les Pyrénées Orientales.
En revanche, il reste plus de dolmens que de menhirs : une estimation en donne 500 à 600 pour toute la région.
Les cercles de pierres (Cromlechs) sont sans aucun doute les monuments mégalithiques les plus impressionnants et les plus énigmatiques des Causses. Ils sont présents sur les causses de Blandas, la montagne de la Serrane.

Le menhir (du breton men : pierre et hir : longue) est une pierre plantée en terre verticalement.
Sa fonction est encore mal perçue :
-isolés, ils pouvaient servir de bornes de territoire ou de marquage de route ou de carrefour
-regroupés, ils pouvaient avoir une fonction religieuse. La pierre plantée dans la terre représenterait le membre viril masculin, la terre représentant quand à elle son réceptacle, son substrat, représentant ainsi l'archétype féminin.
Certains ont traversé le temps en tant que lieu de culte, accaparés par la religion catholique. Ainsi, dans les environs, le menhir de Soulatgets, dressé selon la légende, pour capter les énergies cosmiques et telluriques de ce site magique. Durant des siècles, les femmes stériles venaient s'imprégner de ses ondes bénéfiques en chevauchant cette pierre phallique, espérant ainsi retrouver leur fécondité.
- La statue-menhir est une variante du menhir figurant des hommes. Leur taille peut aller de 1,30 mètre à 2 mètre en moyenne jusqu'à 4,50 mètre pour celui de la Pierre Plantée de Lacaune. On y retrouve la forme des yeux, des bras, pour certains des armes, des ceintures traçaient sur la pierre. Certaines pierres étaient représentaient avec des seins, ou encore avec des tatouages ou des scarifications. Beaucoup ont été dégradé par l'érosion mais la folie des hommes les a protégé du travail du temps ; en effet, en renversant les menhirs, certains se sont retrouvés face contre terre, les préservants ainsi de l'érosion. Ce fut surtout sous le règne de Charlemagne au IX° siècle que, sur ordre de celui-ci, des centaines de menhirs et de dolmens furent détruit par pure ferveur religieuse.
- Le cromlech (du gallois crom : cercle et lech : pierre) est un alignement de plusieurs dizaines de menhirs (jusqu'à une cinquantaine d'exemplaires) en cercle pouvant comporter en son centre un menhir. La plus grande concentration de cromlechs du Languedoc-Roussillon se trouve sur le causse de Blandas (3 cromlechs) et Rogue distant de 10 kilomètre en possède un autre sur son territoire.
A 15 kilomètres de là, sur la montagne de la Serrane, un autre cromlech tombé reste visible avec pour seule témoin un unique menhir dressé.
La destination de ces monuments est encore mal perçue :
- Lieu de culte en rapport avec les astres, le soleil ou la Lune?
- Plus hypothétiquement un culte des bêtes à laine, le cercle de pierre représentant l'enclos.
L'alignement de menhirs en ligne plus ou moins droite tels que ceux de Carnac ou de Kerzerho reste inédit en Languedoc-Roussillon

Le dolmen(du breton dol : table et men : pierre) servaient de sépulture collective attestée par la présence d'armes, bijoux en os, bracelets en argent et en cuivre, poteries…Utilisés sur plusieurs générations, la chambre du dolmen était ouverte à chaque inhumation en faisant rouler sur le côté la pierre séparant la chambre mortuaire de l'extérieur afin de protéger les corps des défunts des bêtes sauvages.
Dans la région, ces tombeaux sont constitués de deux dalles latérales et une dalle de chevet dressées et recouverts d'une grande dalle horizontale appelée "table" pesant plusieurs tonnes. Quelques fois, un couloir de dalles couvert mène à la sépulture. A l'origine, le dolmen était entièrement couvert par un tumulus de pierre et de terre entièrement ou partiellement disparu de nos jours. Les dolmens des Garrigues montpelliéraines ont une chambre carrée ou trapézoïdale couverte d’une ou de deux grandes dalles posées à plat . Il existe deux types principaux de dolmens :
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Le dolmen simple, très répandu dans le Languedoc. Il peut-être clos de toutes parts ou seulement en partie.
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Le dolmen à couloir, qu'il soit centré, coudé, à allée couverte ou non, qu'il soit aussi à couloir large sont aussi assez répandus dans le Gard et l'Hérault.
Durant longtemps, on pensait que de tels monuments ayant nécessité de grands efforts pour les ériger ne pouvaient être que des tombes de chefs de tribus ou de grands guerriers, mais cette assertion fut battue en brèche après examen des ossements qui démontraient qu'une foule d'individus hétéroclites occupaient ces tombes.
Il s'agirait plutôt de tombes collectives à l'échelle de la tribu sur plusieurs générations d'usage.