Les OFNI sont de retour au Cap-d'Agde

Publié le par Yvon Bertrand

© Midi Libre

 

A l'occasion de ses 40 ans, le Cap-d'Agde renoue avec la course des OFNI (objets flottants non identifiés), ce dimanche 22 août, à 18 h, à l'avant-port du Cap-d'Agde.


Cette compétition originale a marqué les premières années de la station, où les inventions les plus folles n'ont pas toujours payé dans la course au trophée, la désormais célèbre "Passoire d'Or".


Née le 14 août 1976 à l'initiative de l'un des pionniers du Cap, Gérard Denestèbe, sur une idée de l'architecte Serge Lecouteur, cette course a ponctué huit étés consécutifs de compétition acharnée, d'ingéniosité diabolique et de fous rires mémorables.


1999 et 2000 avaient vu le retour de cette animation bon enfant.

Et 2010 se devait, dans le cadre des 40 ans, de remettre cette course au goût du jour. Le principe esttoujours le même : réaliser un objet en matériaux de récupération dont la flottabilité et la propulsion sont assurées par tout moyen hormis coque de bateau ou moteur.


Pagaies, rames ou tout autre "ustensile" sont acceptés pour faire avancer l'engin au plus vite et couper en premier la ligne d'arrivée, sous les encouragements enthousiastes du public composé d'anonymes... et des fans-clubs des rameurs !Depuis plusieurs semaines, les équipages peaufinent, dans le plus grand secret, la mécanique et la décoration de leur embarcation, afin de défendre les couleurs de la "bannière" sous laquelle ils sont engagés.


A ce jour, on compte une dizaine d'inscriptions.


Elles représentent les professionnels de la commune comme la Sodeal, Intermarché, le Jungle Beach, Luna Park, la menuiserie Ga ly, Hérault Tribune, les Papy-So lex de la Solex'Cap et... l'office de tourisme, bien sûr.
Il y aura donc du spectacle.

Une sorte de grand show où le dérisoire deviendra essentiel, où, encore, les lois du fameux Archimède, un mathématicien plein de principes, seront mises à rude épreuve.

Lui qui disait en substance que tout corps plongé dans l'eau reçoit une poussée équivalente au volume d'eau déplacé devrait servir d'arbitre posthume à une compétition déjà fameuse.


Rien ne saurait arrêter ces ingénieux sportifs aux muscles nourris de bonne humeur.


Les nombreux spectateurs pourront donc apprécier leurs évolutions dans le port du Cap-d'Agde pour le meilleur et, pour certains, pour le pire. Quelques embarcations auront même du mérite pour arriver à franchir la ligne d'arrivée.

Un véritable Graal pour des OFNI. Et s'ils ne sont pas toujours identifiables, ils devront flotter.

C'est sans doute là que se posera l'épineux problème résumé doctement sous le blason de Paris : « Fluctuat nec mergitur ».

Les spécialistes du genre y perdront peut-être leur latin. 

 

Toute la famille Galy a été réquisitionnée pour créer les fameux radeaux qui devront être opérationnels pour la course d'OFNI 


La tribu Galy et ses amis espèrent bien gagner


Derrière le restaurant de la Madragde au Cap d'Agde, la famille Galy s'active d'arrache-pied pour terminer deux radeaux qui participeront à la course des Objets flottants non identifiés (OFNI).


C'est dans l'entreprise de menuiserie familiale Galy que les frères, le père, les petits-enfants et les amis se retrouvent pour construire, de A à Z, les radeaux qui seront mis à l'eau .

Depuis lundi dernier, Éric Galy, qui a repris l'entreprise de menuiserie de son père, travaille à la conception des deux embarcations.

Si le premier des deux radeaux est plutôt bien avancé, le deuxième est encore assez sommaire. « Au rythme où on va, on va devoir bosser jour et nuit », commente le patriarche, Roland Galy.

Dans la famille Galy, cette course est un peu une institution. « Nous avons gagné trois ou quatre fois lors des éditions précédentes » , se souvient Roland Galy qui espère bien remporter l'éminente "Passoire d'or" une nouvelle fois cette année.

Pour faire avancer leur embarcation, ils ont misé sur la technique de la roue à aubes. Les marins d'un jour seront chargés de faire tourner la roue munie de pales pour faire avancer le radeau.

Une des deux roues date d'il y a dix ans, créée lors de la dernière course, mais il leur reste encore à construire la deuxième. « Il y a dix ans, j'y avais passé la nuit , raconte Éric Galy, cette année, j'espère qu'on n'en arrivera pas à cet extrême ! » 

Pour construire les embarcations, tout est de la récupération : des bidons d'huiles d'olives pour assurer la flottaison, un vieux portail en guise de plate-forme, des morceaux d'aluminium pour maintenir le tout et des placards ont été transformés en gouvernail.

Construire un OFNI demande donc beaucoup d'ingéniosité de la part des participants. « Cela ne fait pas de mal de faire un peu de travail manuel , estime Jean-Louis Barthez, un ami de la famille.

 Et surtout, on fait cela dans la franche rigolade ! »

 Pour les locaux, cette course est l'occasion d'être avec les touristes plutôt que de travailler avec eux et, surtout, de se « lâcher » en cette fin de saison.

D'autant plus que tous les coups sont permis et la tribu Galy a tout prévu.

Des munitions de pêches et de tomates seront de la partie, histoire de déstabiliser les concurrents.

Rien de bien méchant, juste ce qu'il faut pour amuser la galerie. 

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Publié dans Détentes & Sports

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