Lamalou-les-Bains : festival d'opérettes 2010
C'est une longue tradition lyrique que défend Lamalou-les-Bains ( Hérault ), puisque les premières représentations ont été données au théâtre du casino en 1878 !
Ainsi, alors que depuis 1949, sous la direction artistique de Maurice Cazals, Fernand L'Huillier met en scène de nombreux spectacles lors des saisons lyriques de Lamalou, ce dernier crée en 1975 le "Festival de Lamalou-les-Bains"
Frédéric L'Huillier prend la succession de la direction artistique et défend l'institution qu'est le "Festival de Lamalou".
Il y présente de l'Opéra, de l'Opérette et de la Comédie musicale pendant les 6 semaines de son festival d'été qui, chaque année, accueille plus de 8000 spectateurs.
Il renoue avec la tradition de la création d'une troupe sédentaire qui présente les nombreux spectacles du festival.
Outre le festival d'été, sous l'impulsion de son directeur Frédéric L'Huillier, Lamalou voit naître en 2003 son Festival d'hiver qui connaît un franc succès avec ses spectacles, concerts, conférences et projections de films musicaux.
Ce sont donc chaque année plus de 25 spectacles lyriques qui sont présentés au Théâtre du Casino et qui sont repris dans de nombreux théâtres lyriques Français et Belges.
PROGRAMME 2010:
JUILLET
VENDREDI 23 – 21H : ORPHEE AUX ENFERS
DIMANCHE 25 – 15H : LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT
MERCREDI 28 – 21H : LA TRAVIATA
VENDREDI 30 – 21 H : VALSES DE VIENNE
AOUT
DIMANCHE 1ER – 15H : LE PRINCE DE MADRID
MERCREDI 04 – 21H : ROSE DE NOEL
DIMANCHE 08 – 15H : PRINCESSE CZARDAS
MERCREDI 11 – 21H : COMTESSE MARITZA
VENDREDI 13 – 21H : LE PRINCE DE MADRID
DIMANCHE 15 – 15H ET 21H : LA VIE PARISIENNE
MARDI 17 – 15H : ORPHEE AUX ENFERS
MERCREDI 18 – 21H : LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT
VENDREDI 20 – 21H : LA TRAVIATA
SAMEDI 21 – 15H : VALSES DE VIENNE
DIMANCHE 22 – 15H : ROSE DE NOEL
MARDI 24 – 15H : LES ADIEUX DE L’OPERETTE
MARDI 24 – 21H : L’OPERETTE C’EST LA FETE
ORPHEE AUX ENFERS (J. Offenbach)
Acte I
Orphée, professeur de violon à Thèbes, court la prétentaine auprès de diverses nymphes. Il déteste son épouse Eurydice, qui le lui rend bien. La jeune femme ne peut souffrir la musique et surtout celle de son mari. Elle envisage de le tromper avec le berger Aristée, qui n'est autre que Pluton déguisé.
Une scène violente éclate entre les deux époux. Orphée, esclave de l'Opinion Publique, tient cependant à sauver les apparences.
Pour posséder Eurydice, Pluton-Aristée ne trouve rien de mieux que de la faire passer de vie à trépas, ce qui lui permet de l'emmener dans son royaume des Enfers.
Orphée se réjouit de la disparition de sa femme. Mais l'Opinion Publique veille : elle exige que le nouveau veuf aille réclamer sa femme à Jupiter. Orphée obéit. À contre-cœur, mais il obéit.
Acte II
Dans l’Olympe, la tyrannie de Jupiter soulève des murmures parmi les dieux et les déesses.
Mercure apprend à tous la nouvelle de l'enlèvement d'Eurydice par Pluton. Interrogé dès son arrivée, ce dernier nie avec véhémence. Jupiter le sermonne sur le chapitre des mœurs. Le dieu des Enfers affirme que Jupiter n'est pas lui non plus sans reproche. Et la révolte éclate, conduite par Pluton.
Mais voici Orphée. Il vient réclamer son épouse. Jupiter tient sa vengeance. Il promet au musicien de lui donner satisfaction, puis, Pluton persistant à nier, il emmène tout l'Olympe aux Enfers pour vérifier ses dires.
Acte III
Dans le boudoir de Pluton, Eurydice est gardée par John Styx, roi de Béotie de son vivant, et désormais valet de chambre de Pluton. Délaissée par son amoureux, la jeune femme est mécontente. À l’arrivée des dieux, John Styx enferme sa prisonnière. Pluton fait constater l'absence d'Eurydice. Mais Jupiter est un fin renard. Il fait semblant de rien, se retire avec son hôte, et revient seul, quelques instants plus tard, sous l’apparence d’une énorme mouche. Il découvre Eurydice. La mouche flirte avec la jeune femme. Elle tombe aux genoux de la belle qui, peu farouche, accepte de suivre ce nouvel amoureux. Pluton survient et ne trouve plus que John Styx.
Acte IV
Aux Enfers, Pluton donne un grand " raout " en l'honneur de ses visiteurs. Eurydice est aux côtés de Jupiter. Le roi des dieux s'apprête à emmener sa conquête, mais Pluton s’interpose. Il rappelle la promesse de rendre la jeune femme à son époux. Jupiter feint de céder. À Orphée, qui paraît peu après, soutenu par l'Opinion Publique, il rend Eurydice à condition qu'il l'emmène sans tourner la tête, faute de quoi elle sera perdue pour lui. Orphée s'exécute, et tient bon jusqu'au moment où Jupiter lui administre un coup de pied... olympien. Il se retourne par réflexe et Eurydice est transformée en bacchante. Puis les dieux et déesses se livrent à une bacchanale échevelée.
LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT (L. Varney)
L’action se passe en Touraine, sous le règne de Louis XIII
Pour servir la politique du Cardinal de Richelieu, les nièces du Gouverneur de Touraine, Marie et Louise, actuellement pensionnaires au Convent des Ursulines devront prendre le voile. Or Marie est amoureuse - amour partagé - de Gontran, officier des Mousquetaires du Roy de son état...
Acte I : L'Auberge " Au Mousquetaire gris" à Vouvray :
Ce jour là, parmi les clients du, " Mousquetaire gris ", le fringant mousquetaire Narcisse de Brissac, lutine Simone, l'accorte servante de l'hostellerie.
Mais, inquiet pour son ami Gontran qu'il trouve par trop mélancolique, il appelle au secours le précepteur de ce dernier, l'abbé Bridaine, brave homme à la silhouette rabelaisienne. Pressé de questions, le jeune officier finit par avouer son amour pour Marie.
Pour calmer les deux mousquetaires qui envisagent sérieusement d'enlever la jeune fille, Bridaine s'engage à plaider la cause des amoureux auprès du gouverneur qui, justement, arrive à Vouvray.
L'ambassade tourne court car le gouverneur charge l'abbé d'annoncer à ses nièces sa décision de leur voir prendre le voile. Puis il demande à deux moines errants, qui prétendent venir de Palestine, de se rendre également au couvent pour aider à convaincre les deux jeunes filles de devenir religieuses.
Brissac et Gontran n’hésitent pas une seconde : ils dépouillent les deux révérends de leur froc, les mettent sous clé et, sous l'habit de capucins, s'en vont d'un pas majestueux en direction du couvent des Ursulines.
Acte II : Une salle d'études au Couvent des Ursulines
Nos deux moines de fortune font une entrée remarquée au couvent, notamment frère Narcisse dont le vocabulaire coloré surprend les bonnes sœurs. Gontran se fait reconnaître de Marie tandis que Brissac sympathise avec la mutine et rieuse Louise. Bridaine survient et, à force de diplomatie, persuade Marie d’écrire à Gontran qu’elle ne l’aime pas.
Peu après il reconnaît les deux compères ; malgré sa colère, il ne se sent pas capable de les dénoncer, mais montre au jeune homme la lettre de Marie. D’abord abattu, Gontran se rend vite compte du manège de l’abbé.
Brissac, lui, fait honneur au succulent repas préparé par les religieuses. Passablement ivre, il improvise devant les pensionnaires un sermon sur l’Amour. C'est le scandale, malgré les efforts de Bridaine qui tente d'excuser les divagations de ce capucin d'occasion.
Acte III : Une cour attenante au couvent
Maintenant dégrisé, Narcisse se prépare à aider Gontran dans ses projets d'enlèvement. Louise surprend les propos des comploteurs et obtient d’être de l'expédition. Brissac est enchanté... Bridaine survient au moment où les jeunes gens vont prendre le large. L'arrivée du gouverneur complique encore la situation. Heureusement le Dieu des amoureux veille...
En effet, les capucins séquestrés à l’auberge étaient de faux moines décidés à assassiner le Cardinal. La folle équipée des mousquetaires ayant permis leur arrestation, Gontran et Narcisse seront récompensés au lieu d'être punis : ils épouseront Marie et Louise.
LA TRAVIATA (G. Verdi)
Acte I
Violetta Valéry, une demi-mondaine, donne une grande réception. On lui présente le jeune Alfredo Germont, secrètement amoureux d'elle. Violetta, saisie d'un malaise soudain, demande qu'on la laisse seule. Alfredo, toutefois, reste avec elle. Il lui déclare son amour, que la jeune femme, bien que touchée, ne semble pas prendre au sérieux. Les invités prennent congé et, restée seule, Violetta s'avoue troublée par ce jeune homme. Mais elle se ressaisit : sa destinée n'est pas de vivre pour l'amour d'un seul homme, elle doit rester libre et parcourir tous les chemins du plaisir.
ACTE II
Premier tableau
Violetta a fini par céder à l'amour d'Alfredo et s'est réfugiée avec lui dans sa maison de campagne. Giorgio Germont, le père d'Alfredo, se présente. Il demande à Violetta de renoncer à son fils et évoque sa fille, qui ne peut se marier à cause de la liaison scandaleuse de son frère. Comprenant que son passé la poursuivra toujours, Violetta cède : elle quittera Alfredo et reprendra son ancienne vie. Germont prend congé, ému par la noblesse de cette femme qu'il a contrainte au sacrifice. Le retour d'Alfredo la surprend et elle s'éclipse après des adieux que le jeune homme ne comprend pas. Sans rien dire de sa visite à Violetta, Germont cherche à consoler le désespoir de son fils en lui vantant les vertus de la vie familiale. Mais Alfredo ne songe qu'à retrouver Violetta.
Deuxième tableau
La fête bat son plein chez Flora Bervoix, une amie de Violetta. Alfredo surgit. Violetta fait à son tour son entrée, accompagnée du baron Douphol. Partagée entre le désir de s'expliquer et la promesse qu'elle a faite à Germont, elle finit par prétendre qu'elle aime Douphol. Fou de rage, Alfredo jette une poignée de billets au visage de Violetta devant tous les invités, la payant ainsi de ses trois mois d'amour. Germont, qui a suivi son fils, lui reproche d'insulter une femme de cette manière.
ACTE III
Violetta, gravement malade, est abandonnée de tous. Alfredo, à qui son père a enfin avoué la vérité, se précipite à son chevet. Il demande à Violetta de lui pardonner. Germont vient à son tour rendre visite à la jeune femme, qu'il considère à présent comme sa fille, mais celle-ci est à bout de forces. Un dernier sursaut de vie semble la ranimer, puis elle retombe, morte.
VALSES DE VIENNE (Strauss Père et Fils)
Acte I
À Vienne en 1845, Johann Strauss père est à l'apogée de sa gloire. Son fils Johann rêve de devenir également un "roi de la valse". Mais le vieux compositeur, par jalousie sans doute, ne lui reconnaît aucun talent et contrarie sa vocation.
Junior en est donc réduit à composer en cachette tout en donnant des leçons de musique pour vivre. Les rêves de réussite ne l'empêchent pas de tomber amoureux de Rési, son élève favorite, la fille d'Ebeseder, le plus fameux pâtissier de Vienne. Mais celui-ci a décidé que sa fille épouserait ce benêt de Léopold, le fils de son ami Wessely.
Dernier personnage important du drame qui se noue : la Comtesse Olga, grande dame bien vite séduite par le charme romantique de Johann. Au grand dépit de Rési, elle lui promet de l'aider à devenir célèbre.
Acte II
Ce soir-là, Strauss père donne un concert au Casino d'Hietzing. La Comtesse s'arrange pour le faire convoquer au dernier moment à l'ambassade de Russie...
Pendant ce temps, son fils retrouve Rési. Mélancolique, il doute de lui, de son talent. Profitant de ses états d'âme, la jeune fille lui fait promettre d'abandonner la musique et de devenir... pâtissier !
Strauss père se fait attendre et le public s'impatiente. Le directeur convainc Junior de le remplacer au pied levé. Johann dirige l’une de ses œuvres lorsque son père paraît. Le vieux compositeur fait un esclandre et s'en va en déclarant à son fils que tout est fini entre eux. Comme un malheur n'arrive jamais seul, Rési reproche au jeune homme d'avoir failli à sa promesse. Elle décide d'épouser Léopold... Triste mais résolu, Johann remonte au pupitre et dirige sa nouvelle valse : " Le Beau Danube Bleu ".
Acte III
Johann est maintenant célèbre. La Comtesse tente en vain de le décider à partir quelques jours avec elle. Toujours amoureux de Rési il se débarrasse de la grande dame en lui déclarant qu'en réalité toutes ses inspirations lui viennent de son père.
Quelque temps plus tard, Olga donne une soirée en l'honneur de Strauss père, radieux de constater qu'il a conservé toute sa popularité.... La réconciliation générale est proche : Strauss père comprend que l'amour que lui porte son fils va jusqu'au sacrifice, Rési se rend compte de l'amour de Johann pour elle... Junior pourra donc aimer, être aimé, et vivre au gré de son inspiration.
LE PRINCE DE MADRID (F.lopez )
Acte I
Un soir de 1787, une maison de danse des environs de Madrid. Parmi la clientèle, le peintre Francisco Goya et le fameux matamor Costillarès qui ne s'aiment guère, des rivalités amoureuses les opposant souvent.
La jolie Florecita, accompagnée de sa tante, vient à la maison de danse rejoindre Costillares auquel elle a été - un peu malgré elle - fiancée. Elle a apporté quelques petits tableaux qu'elle s'est amusée à peindre tandis que Paquito, un sympathique coquin, se fait passer pour Goya. Découvrant la supercherie, ce dernier garde l'incognito et promet à la jeune fille de montrer ses œuvres à Goya. Il lui donne rendez-vous dans l'atelier du peintre.
Nous faisons connaissance de la duchesse d'Albe qui, ayant remarqué Goya, l'invite, bien qu'il soit roturier, à un grand bal. C'est là, en ouvrant le bal avec lui, qu'elle le nommera pour un soir "Prince de Madrid".
Quelques jours plus tard, à l'atelier de Goya, Florecita comprend sa méprise. Elle est bientôt rejointe par Costillarès : dispute, rupture des fiançailles et promesse de vengeance... Florecita et Goya se sentent très attirés l'un par l'autre...
Acte II
Pendant ce temps, une conspiration se trame contre Goya. Elle est dirigée par Manuel Godoy, le capitaine des Gardes, qui est jaloux de l'intérêt de la duchesse pour le peintre. Costillarès en fait partie. Attaqué par des sbires, Goya finit par être fait prisonnier, malgré l'aide du matador, dans le fond pas si mauvais diable que ça. Le prisonnier est conduit devant l'Inquisition et accusé d'avoir peint la duchesse dans une tenue plus que légère...
Florecita supplie la duchesse d'intervenir ; celle-ci, jalouse, refuse d'abord, mais finit par accepter de faire libérer le peintre. Goya pourra filer le parfait amour avec Florecita.
ROSE DE NOEL (F. Léhar)
En Hongrie en 1895.
Prologue
Jeune, riche, sympathique, insouciant, le comte Michel Andrassy prend la vie du bon côté. Les frasques du jeune homme indisposent l'Empereur qui, pour l'éloigner des tentations de la ville, le nomme gouverneur de la petite ville provinciale de Losoncz. Lorsque l'ordre du souverain arrive, Michel est absent : il file le parfait amour avec une dansense, dans un lieu inconnu de tous. Dans ces conditions, Sandor Varga, son secrétaire et ami décide de se rendre à Losoncz, en prenant l'identité du comte. Il part donc, non sans laisser un message à Michel, le pressant de le rejoindre sans délai.
Acte I
À Losoncz, la garnison est sous les ordres du colonel Tibor Tabakowitz, père de la délicieuse Vilma, et frère de Ludovica, une vieille fille autoritaire.
Michel rentre plus tôt que prévu. Il trouve le message et se rend immédiatement à Losoncz. Il rencontre par hasard Vilma. Coup de foudre réciproque. Il apprend de la bouche de la jeune fille que toute la ville se rend à la gare accueillir le nouveau gouverneur, le comte Michel Andrassy, dont la réputation de coureur de jupons n'est plus à faire. Intrigué, Michel se rend à la gare. Quelle n'est pas sa surprise de reconnaître Sandor, dans l'homme qui a usurpé son identité ! Plus tard, les deux amis se retrouvent. Encore sous le charme de Vilma, Michel décide de garder son incognito. Il se fera passer pour le secrétaire du gouverneur.
Bientôt, Michel et Vilma se déclarent leur amour. Tibor est tout à fait favorable à un mariage entre les deux jeunes gens. À la fête des vendanges, Sandor boit plus que de raison. Il ne trouve rien de mieux que révéler à Vilma l'identité du véritable gouverneur.
La jeune fille se persuade que Michel s'est moqué d'elle. Sans lui donner d'explication, elle le repousse et s'enfuit.
Acte II
Michel cherche Vilma désespérément. Il apprend enfin qu'elle s'est réfugiée dans la montagne, chez les tziganes. Il court la rejoindre.
Vilma est triste, bien qu'une bohémienne lui affirme que son bonheur s'épanouira lorsque fleurira la "Rose de Noël".
Michel arrive. Elle le repousse encore. Mais l'Empereur, excédé par la dernière excentricité du comte, le fait arrêter. Vilma comprend que Michel est sincère et se jette dans ses bras.
Le jeune homme ne reste pas longtemps incarcéré. L'Impératrice Sissi (la fée des librettistes d’opérettes viennoises), touchée par cet amour sincère, intercède auprès de son époux. Et c’est à Noël, le jour des fiançailles de Michel et de Vilma, que se terminera cette belle histoire.
PRINCESSE CZARDAS ( E.Kalmann )
Acte I
L'Eldorado de Budapest
Edwin, le fils du prince Léopold de Lienbensdorf est amoureux de Sylva Maresco, la belle et séduisante chanteuse de café-concert.
Pour empêcher la jeune femme d'entreprendre une tournée en Amérique, il n'hésite pas à lui faire une promesse écrite de mariage. Mais le prince Léopold veille. Bien décidé à éviter à son fils une mésalliance, il le fait rappeler à Vienne et fait annoncer le mariage d'Edwin avec la comtesse Stasi.
Le comte Boni Kansciano, ami d'Edwin et lui aussi, amoureux de Sylva, s'empresse de montrer à celle-ci le faire part de fiançailles. Désespérée, se croyant trahie, la jeune femme s'enfuit, accompagnée par Boni.
Acte II
Le palais des Liebensdorf à Vienne
Deux mois plus tard, le prince Léopold donne une grande fête au cours de laquelle il a l’intention d'annoncer les fiançailles de son fils avec Stasi. Mais celle-ci n’accepte pas ce mariage de raison et le dit haut et fort.
Sylva, la " Princesse Czardas ", apparaît en plein milieu de la fête, accompagnée de Boni qu'elle fait passer pour son mari. La pseudo comtesse est accueillie à bras ouverts dans les salons du prince de Lienbensdorf.
Edwin se rend vite compte que Sylva ne l'a pas oublié. Boni est très attiré par Stasi et joue plutôt mal que bien le rôle du mari. Il ne fait aucune difficulté pour renoncer à Sylva et envisager un divorce rapide.
Edwin se prépare à annoncer à son père la nouvelle de son prochain mariage avec la comtesse Kansciano. Sylva a encore quelques craintes et demande à Edwin s'il aurait aussi facilement épousé une chanteuse de cabaret : " Oui, mais nous n'aurions pas été heureux ensemble ", répond-il maladroitement. Furieuse et déçue, Sylva annonce à toute la compagnie sa véritable identité et déchire publiquement la promesse de mariage qui lui avait été remise à Budapest. Elle quitte le palais.
Acte III
Un grand hôtel à Vienne
Edwin part à la recherche de sa belle. Il rencontre Boni et l'accable de reproches. Ce dernier saura réconcilier les amoureux en faisant croire à Sylva qu'Edwin a l'intention de se suicider. De son côté, le prince apprend fortuitement que sa propre femme a été également chanteuse de cabaret. Il ne peut donc plus s'opposer au mariage des amoureux. Bien entendu, Boni épousera Stasi.
COMTESSE MARITZA ( E.Kalmann )
Afin de recouvrer par son travail la fortune dilapidée par un père noceur et constituer une dot à sa sœur Lisa, le comte Tassilo s’est engagé comme intendant auprès de la comtesse Maritza sous le pseudonyme de Bela Torek.
Celle-ci, surprise par les belles manières de ce serviteur et attirée malgré elle vers lui, le traite avec une condescendance qui a le don de l’exaspérer.
La comtesse, lassée par l’essaim d’admirateurs pas toujours désintéressés qui l’entourent, fait annoncer ses fiançailles avec un noble imaginaire : le baron Zsupan. Lisa, qui est au château pour les fêtes, se figure que son frère fait une farce en jouant au régisseur.
Surprise ! Il existe un baron Zsupan qui accourt faire la connaissance de sa belle fiancée... Mais c’est de Lisa dont il tombe amoureux..
De son côté, Tassilo, excédé par les caprices de Maritza et le manque de tact de certains de ses invités, est sur le point de planter là tout ce beau monde.
Mais il n’en fera rien. Une tante à héritage faisant preuve au bon moment de générosité en rachetant les propriétés du père prodigue, Tassilo pourra reprendre son rang de gentilhomme et épouser la belle Maritza.
Lisa et Zsupan ? Pas de surprise là non plus : ils convoleront en justes noces.
LA VIE PARISIENNE ( J.Offenbach )
Acte 1
La gare du Chemin de fer de l'Ouest
Deux gandins, Raoul de Gardefeu et Bobinet se sont brouillés pour la grisette Métella. Aujourd'hui, ils attendent chacun de leur côté Métella qui revient de Trouville. La jeune femme se présente au bras d'un troisième amant et feint de ne pas connaître ses deux soupirants. Que faire ? Raoul et Bobinet se réconcilient et décident de se remettre à fréquenter les femmes du monde. Resté seul, Gardefeu reconnaît son ancien domestique devenu guide du Grand Hôtel. Ce dernier attend un couple de suédois qui vient découvrir la "Vie Parisienne". Moyennant une honnête rétribution, le guide accepte de céder sa place à Raoul, qui accueille donc le baron de Gondremark et Madame. Que cette baronne est jolie ! Sans aucun doute, c'est une, femme du monde. Raoul entraîne le couple à son domicile promu pour l’occasion "Grand Hôtel". L’acte se termine avec l’arrivée d'un riche Brésilien, bien décidé à se ruiner joyeusement en profitant au maximum lui aussi de "La Vie Parisienne.
Acte 2
Un salon chez Gardefeu
Raoul convainc ses hôtes qu'ils sont dans une annexe du Grand Hôtel. Resté seul avec son guide, le baron lui demande de le mettre en relation avec une certaine Métella, auprès de laquelle il est recommandé. Gardefeu accuse le coup, mais promet de lui faire rencontrer la drôlesse. Justement Métella se présente. Elle fait la connaissance de la baronne, puis de son époux auquel elle promet un prochain rendez-vous. Elle se retire en jurant de se venger de Raoul.
Avec la complicité de Bobinet, Raoul envisage de faire inviter Gondremark à une soirée à laquelle la baronne ne sera pas conviée. Ce qui lui donnera le champ libre pour lui faire un brin de cour.
En attendant, le baron, ayant exigé de souper à la table d'hôte, Raoul invite en catastrophe ses voisins dont la gantière Gabrielle, serrée de près par Frick le bottier. Tous ces convives animent une soirée des plus farfelues.
Acte 3
L’Hôtel de Quimper-Karadec
Le baron est donc invité à une soirée dans une demeure que Bobinet a "empruntée" à sa tante actuellement absente de Paris. Qui sont les invités ? Bobinet, déguisé en amiral suisse, Pauline, la femme de chambre et tous les domestiques. A son arrivée, Gondremark est un peu surpris par l'allure des invités. Mais il est vite subjugué par Madame l'Amiral, alias Pauline. La soirée se poursuit dans une fantaisie échevelée, pour se terminer par un cancan endiablé.
Inter tableau
La rancune de Métella est tenace. A la sortie de l’Opéra, elle se fait reconnaître de la baronne et lui apprend la duplicité de Raoul.
Acte 4
Un salon dans un restaurant
Le baron est furieux de la supercherie dont il a été l'objet. Pour l’heure, il a un rendez-vous avec Métella qui se présente suivie d'une femme masquée. Au même moment arrive une bande joyeuse emmenée par notre Brésilien du 1° acte, accompagné par Gabrielle, sa dernière conquête. Voici enfin Gardefeu et Bobinet. C'est l'instant des explications. Admettant qu'il s'est bien amusé, et reconnaissant sa femme dans la dame masquée, Gondremark passe l'éponge. Métella s'approche de Gardefeu. Bobinet s’approche de Métella. Les deux gandins sont à nouveau pris au piège de la rouée ! Toute la compagnie s'en va souper en célébrant "La Vie Parisienne".