Notre fourrière animale gérée par une société privée...

Publié le par Yvon Bertrand

© Midi Libre 

Depuis vendredi soir   minuit, la fourrière animale avec le fonctionnement que les Biterrois lui connaissent depuis une quarantaine d'années n'existe plus. Désormais, la communauté d'Agglo a reversé par délégation de service public cette fourrière à la SA Sacpa (Service pour l'assistance et le contrôle du peuplement animal), qui gère de très nombreuses fourrières animales sur le territoire français.

  « Le but de cette transaction, confie Jean-Paul Galonnier le maire de Villeneuve-les-Béziers et responsable à l'Agglo de ce service,   est de reverser la fourrière animale à un privé dont c'est le métier. Un cahier des charges très strict a été dressé, et pour travailler avec l'Agglo, la Sacpa a dû s'y conformer. Elle a eu pour obligation de reprendre le personnel, de continuer à le former et enfin, bien entendu, le bien-être des animaux a été pris en compte, et l'Agglo aura un droit de regard pour être certain que tout sera fait dans les règles. »

C'est justement sur ce dernier point que les associations de protection des animaux du Biterrois avaient des craintes. Il semble qu'elles puissent être rassurées.

Michèle Perlini, responsable de la Cause animale, explique de son côté :   « Nous travaillons en confiance avec la fourrière animale. Depuis des années, nous avons tissé beaucoup de liens et sauvé énormément d'animaux. Nous espérons que cela va perdurer, car il faut le reconnaître, avec Maurice Paul, la fourrière animale de Béziers s'est ouverte sur l'extérieur. Elle est devenue transparente alors que tout y était opaque. Le traitement des animaux y a énormément changé. Maurice Paul a été le premier à tendre la main aux associations. »

Pour Maurice Paul, le responsable de la fourrière, c'est bien entendu un changement radical.   « J'ai commencé en 1978 dans ce service et j'en suis devenu responsable en 1984. C'est à partir de cette date que j'ai tout mis en place pour travailler avec les associations de défense des animaux. Pour moi il était inconcevable de continuer à traiter les animaux comme nous le faisions par le passé. Il fallait humaniser tout cela. J'ai été soutenu par tous les élus. En 2003, nous euthanasions encore 65 % des chiens qui rentraient dans nos locaux. L'an dernier, nous avons sortis 304 chiens avec SOS Adoption et la Cause animale. 4 avec la SPA. Seuls 6 % des chiens ont été tués. J'ai lutté pour que cela ressemble à quelque chose. Il faut que la Sacpa continue dans ce sens. Pour l'image de l'Agglo, il faut bien traiter les animaux, car notre fourrière peut être présentée comme un exemple de fonctionnement au niveau national. »

Et s'il fait confiance en la structure retenue par l'Agglo, il aurait préféré que ce soit une association de protection des animaux qui prenne sa suite.   « Elles ont sans aucun doute plus une fibre protectrice qu'une société privée dont le but ultime est de gagner de l'argent. »

  « Maurice Paul a toujours travaillé du côté des plus déshérités, ajoute encore la responsable de la Cause animale.   Il a fait évoluer la fourrière pour que les animaux soient mieux traités. Ce n'est qu'en 1997 que les boxes des chiens ont été chauffés. Il s'était battu pour en arriver là. Nous espérons que tout continuera dans ce sens et que les liens avec les associations seront maintenus. »

La fourrière doit subvenir aux premiers soins des animaux quand ils sont blessés, ce que l'on appelle les soins conservatoires. Les associations se chargeaient des frais vétérinaires les plus importants et du placement des animaux sans maître.   « C'est un budget conséquent, et nous comptons sur cette entreprise pour continuer à nous faire confiance et nous appeler pour prendre en charge les animaux malades ou blessés et ceux qui peuvent être adoptés. »

 En attendant, Maurice Paul va changer de service, mais il entend bien continuer à œuvrer au service des animaux.   

Service Fourrière Animale
Mobile : 06 22 63 85 58

 

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Publié dans Economie Locale

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