Vin rosé : coupage non autorisé par Bruxelles..

Publié le par Yvon Bertrand




Les producteurs de vins français ont contesté avec vigueur la proposition de mélanger du vin blanc avec du vin rouge pour obtenir du rosé.

Ils ont gagné.

La Commission européenne n'autorisera finalement pas la fabrication du vin rosé en mélangeant du rouge avec du blanc.

Une décision accueillie avec «joie» par les producteurs français.

Voici une nouvelle qui rassurera les viticulteurs français. La Commission européenne a annoncé lundi qu'elle renonçait à faire adopter par l'Union européenne l'autorisation de fabriquer du vin rosé en coupant du rouge avec du blanc.

 «Il n'y aura pas de changement dans les règles de production du vin rosé», a indiqué la Commission européenne. Les experts des Etats-membres qui devaient se prononcer le 19 juin prochain sur les nouvelles règles vont donc «maintenir le statu quo sur le vin rosé», a insisté la Commission.

Avant de rendre sa décision, Bruxelles a affirmé avoir écouté les préoccupations des producteurs de vins ces dernières semaines contre les nouveaux règlements. Les producteurs français contestaient avec vigueur cette pratique.

Face au tollé provoqué par la proposition de mélanger du vin blanc avec du vin rouge, la Commission européenne a donc choisi de faire volte face.

«Il était clair, ces dernières semaines, qu'une majorité de notre secteur viticole pensait que mettre un terme à l'interdiction du coupage allait saper l'image du rosé traditionnel», a souligné la commissaire à l'Agriculture Mariann Fisher Boel.

Les viticulteurs du Sud de la France ont accueilli avec «joie» et soulagement la décision de la Commission européenne de renoncer au coupage.

Ils ont salué la victoire de «l'Europe des terrois et du savoir-faire».

 Michelle Nasles, productrice et membre du Conseil d'administration du Syndicat des coteaux d'Aix-en-Provence, a exprimé la «grande satisfaction de la profession». «La quasi unanimité de tous les producteurs français a fait changer Madame Mariann Fisher Boel», a-t-elle commenté. Et d'ajouter que «le contexte était favorable à l'approche des élections européennes. Nous étions sous le feu des projecteurs».

De son côté, Sylvain Audemard, président des Jeunes agriculteurs du Var prévient :

«On sait faire du vin depuis 2.500 ans et ce ne sont pas les pays du Nouveau monde qui vont nous apprendre les pratiques oenologiques, c'est notre pratique qui doirt primer», a-t-il martelé.

A la joie et au soulagement se mêle également la surprise. «On ne s'y attendait pas», a avoué Paul Bernard, président des vignerons indépendants du Var.

«Mais on continue de rester attentif car le coup est passé très près. Il y a d'autres combats à mener. La viticulture continue à rester unie».

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Publié dans Gastronomie

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