La légende de " Dame Carcas "...
Le joyau historique du département de l'Aude est incontestablement l'antique Cité de Carcassonne classée par l'U.N.E.S.C.O. en 1997 au Patrimoine Mondial de l'Humanité.

La nature, l'art et l'histoire ont façonné pendant vingt siècles cette œuvre étonnante dont l'ensemble est unique au monde.
La Cité n'est pas une forteresse mais une ville fortifiée du Moyen - Age couronnant le récif de la falaise qui domine l'Aude. Construite aux XIème et XIIème siècles, elle réalise, avec sa double enceinte de murailles, une parfaite synthèse de l'architecture militaire du Moyen - Age depuis l'époque Gallo-Romaine jusqu'au XIVème siècle.
Sur la rive gauche de l'Aude s'est développée, à partir de 1247, la ville nouvelle, -ville basse par opposition à la ville haute que représente la Cité, récemment créée en secteur sauvegardé par arrêté ministériel du 3 Octobre 1997.
Carcassonne connaît toute l'année une vie culturelle riche et animée grâce aux nombreuses manifestations à caractère culturel et aux structures qui permettent d'accueillir un programme pour la saison théâtrale hiver comme été, de nombreux concerts classiques ou de rock, des conférences, des expositions…
Ce cadre de vie, du climat en passant par l’architecture, la nature environnante et la vie culturelle, donne un accent certain à la qualité de vie de chaque Carcassonnais

Origine du nom de Carcassonne...
Légende de la Dame Carcas
"Le Saint Empereur Charlemagne, ayant appris que la cité était au pouvoir des Sarrazins, résolut de la rendre au maître omnipotent, au Christ, fils de Dieu.
Entouré de ses douze pairs et de ses douze cents paladins, suivi d'escadrons et de bataillons sans nombre, il descendit des montagnes comme une mer débordée.
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Le Prince Balaach, était le seigneur de la forteresse.
A la première rencontre le Prince fut tué et tous ses chevaliers aussi. Donc il y eut force joie sous les tentes chrétiennes, mais force deuil et larmes dans la Cité.
Cependant la femme de Balaach, qui avait nom Carcas, se fit couvrir des armes de son mari, et, comme une vertueuse et vaillante dame qu'elle était, elle se mit à la tête des chevaliers qui restaient dans la citadelle. A compter de cette heure, Charlemagne n'eut pas toujours la victoire.
Le siège dura cinq ans.
On se livra à de bien galantes batailles, on se donna de splendides tournois. C'était des fêtes où l'on se pourfendait sans merci, mais avec tous les égards de la plus raffinée étiquette.
C'était merveille ! Charlemagne admirait Dame Carcas. Le favori du bon Empereur le Comte Roger, ayant été balafré par elle, l'aimait d'un amour éperdu.
On se battit si bien, on festoya si fort, qu'un beau soir la noble sarrazine rentra seule en la ville ; il ne lui restait plus que son nain et son page.
Quand commença le premier jour de la sixième année, le nain était mort, le page s'était fait tuer. Carcas fit des hommes de paille et les posta sur les créneaux. Ce que croyant de loin et prenant pour des soudards, Charlemagne dit :
- "Est miracle la foison de guerriers qui demeure là-dedans !" - et le front sombre il soupira.
Dame Carcas trouvant pour seule victuaille un pourceau et une hermine de blé, elle donna l'hermine de blé au pourceau et le précipita en bas des murs, où il s'ouvrit en long.

- "Place débordante de vivres, que celle où l'on donne le froment aux plus viles bêtes !" murmurèrent les barons chrétiens. Ce fait ayant été rapporté à Charlemagne, il manda ses douze pairs, ses douze cents paladins, fit équiper son armée et leva le siège.
Ainsi le bon Empereur se retirait le dernier, et à sa droite marchait l'amoureux Comte Roger, qui virait la tête en arrière. Mais tout à coup le cor sonne, la herse s'abaisse, et prodige vu par l'armée entière, l'orgueilleuse Dame Carcas s'incline deux fois devant Charlemagne, son légitime maître et sonne du cor.
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La place se rendait.
- "Carcas sonne !" s'écria Roger plein de joie. - "Voilà un mot joyeux, dit l'Empereur, je veux qu'il soit désormais le nom de cette fière ville. Je te la donne, comte Roger, et puisque tu es le parrain de la cité, je veux que tu sois le mari de sa dame : elle est digne d'être chrétienne et femme d'un gentilhomme".
Il fut fait selon le désir de l'Empereur, et de cette alliance guerrière sortit une longue dynastie de comtes, les Trencavel. "
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Vues de la Cité de Carcassonne