"Les Biterrois sont des cons..." dixit Loulou Nicollin
Les propos de "Loulou" font des vagues dans le Biterrois Quand l'incontournable "Loulou" Nicollin s'enflamme, les mots font mouche et les maux ne tardent pas à suivre. Vendredi, ce sont les gens de Biterre qui en ont pris pour leur grade, Louis Nicollin ayant lâché un cinglant :
« Il vaut mieux que je donne mes sous à des Montpelliérains qu'à ces cons de Biterrois. A des gars qui sont en train d'envoyer l'ASBH en Fédérale, comme Lourdes à une époque. Et ça, je ne peux pas le supporter... »
Des propos pas vraiment du goût de Raymond Couderc, sénateur-maire, la Ville ayant largement mis la main à la poche pour aider le club cette saison à hauteur de 987 527 €, toutes aides comprises, directes ou indirectes :
« Louis Nicollin est assez gonflé de dire que nous envoyons le club en Fédérale, alors que ce sont eux qui ont saboté la fin de saison en laissant une ardoise d'environ 300 000 € et en laissant partir la majorité des joueurs cadres , s'agace le premier magistrat . C'est un grossier personnage et nous avons déjà eu l'occasion de le voir à plusieurs reprises. D'ailleurs, qui se ressemble s'assemble et il est avec des gens qui ne sont pas fréquentables. »
Une manière pour le maire de renvoyer la balle à Loulou en laissant entendre que s'il s'est mis dans le capital du Montpellier HRC c'est peut-être parce qu'il a « décroché le marché des ordures ménagères de l'agglo de Montpellier ». Quant à Georges Frêche, il pourrait faire partie des fameux gens « non fréquentables ».
Au départ de Nicollin, en fin de saison passée, Christian Portes, le président de l'association ASBH, a beaucoup oeuvré à l'intersaison aux côtés du président Joseph Francis.
Et ces déclarations lui sont allées droit au coeur.
« Traiter les gens qui habitent le pays de Béziers d'une telle manière n'est pas très gentil, relève-t-il. D'autant que les Nicollin ont quitté l'ASBH d'une manière un peu cavalière. En ce qui concerne l'association, alors qu'on m'avait assuré qu'il n'y avait aucun problème, ils m'ont laissé un trou de plus de 200 000 € ! Quand on laisse le club comme cela, la moindre des choses est de se taire. Je peux comprendre que Louis Nicollin ait un problème politique à régler, mais il ne peut pas le faire payer aux Biterrois. C'est dommage d'en arriver là. Et il ne faut pas, non plus, oublier que s'il n'y avait pas eu de repreneur à la fin de la saison passée, le club serait peut-être tombé en Fédérale 3 ! Quoi qu'il en soit, me faire traiter de con me contrarie. Et j'espère que ses mots ont dépassé sa pensée. »
Le plus étonnant dans toute cette histoire c'est que, pour l'heure, le groupe Nicollin n'a pas complètement abandonné l'ASBH. Il demeure actionnaire de la SASP à hauteur de 10 %. Il est même le principal sponsor privé du club avec un apport de 300 000 €. Ce qui pourrait confirmer qu'il reste attaché à ce club.
A moins qu'il ait jugé bon de ne pas retirer complètement ses billes afin de ne pas être accusé par ses détracteurs d'avoir complètement abandonné l'ASBH.
Réactions

Jean-François BELTRAN (entraîneur de l'ASBH) : « La déclaration de Louis Nicollin est assez surprenante. Mais je reste persuadé que les mots ont une portée que peu de gens maîtrisent complètement et il est assez coutumier du fait. C'est à l'image du personnage. Il est décevant car on ne peut pas se permettre de dire n'importe quoi. Si tout le monde disait tout ce qu'il pense, il n'y aurait pas d'associations possibles ! Quoi qu'il en soit, au-delà du rugby, c'est un manque de respect pour le Biterrois de base. C'est un peu contrariant. Même si j'ai ma part de responsabilité dans la situation, où se retrouve l'ASBH aujourd'hui, je ne prends pas ces propos pour moi. La situation est délicate depuis l'intersaison. »
Joseph FRANCIS (président de l'ASBH) : « J'ai toujours été respectueux envers tout le monde et je tiens à rendre hommage à une équipe municipale qui a su se mouiller pour le club. Je n'ai pas d'autres objectifs que de travailler pour remonter le club. Je suis confiant et je crois au respect. Lorsqu'on se respecte les uns et les autres : on ne peut qu'aller dans le bon sens. »
René PINAZZA (adjoint aux sports) : « Si l'ASBH s'enfonce aujourd'hui en Fédérale, ce n'est sûrement pas le fait des dirigeants actuels qui, bien au contraire, depuis le mois de juillet dernier, n'ont de cesse de tirer le club pour le maintenir en Pro D2. »
31 mars 2009
Raymond Couderc aux Nicollin : « Lâchez-nous les baskets »
« Il vaut mieux que je donne mes sous à des Montpelliérains qu'à ces cons de Biterrois. A des gars qui sont en train d'envoyer l'ASBH en Fédérale, comme Lourdes à une époque. Et ça, je ne peux pas le supporter... »
Des propos pas vraiment du goût de Raymond Couderc, sénateur-maire, la Ville ayant largement mis la main à la poche pour aider le club cette saison à hauteur de 987 527 €, toutes aides comprises, directes ou indirectes :
« Louis Nicollin est assez gonflé de dire que nous envoyons le club en Fédérale, alors que ce sont eux qui ont saboté la fin de saison en laissant une ardoise d'environ 300 000 € et en laissant partir la majorité des joueurs cadres , s'agace le premier magistrat . C'est un grossier personnage et nous avons déjà eu l'occasion de le voir à plusieurs reprises. D'ailleurs, qui se ressemble s'assemble et il est avec des gens qui ne sont pas fréquentables. »
Une manière pour le maire de renvoyer la balle à Loulou en laissant entendre que s'il s'est mis dans le capital du Montpellier HRC c'est peut-être parce qu'il a « décroché le marché des ordures ménagères de l'agglo de Montpellier ». Quant à Georges Frêche, il pourrait faire partie des fameux gens « non fréquentables ».
Au départ de Nicollin, en fin de saison passée, Christian Portes, le président de l'association ASBH, a beaucoup oeuvré à l'intersaison aux côtés du président Joseph Francis.
Et ces déclarations lui sont allées droit au coeur.
« Traiter les gens qui habitent le pays de Béziers d'une telle manière n'est pas très gentil, relève-t-il. D'autant que les Nicollin ont quitté l'ASBH d'une manière un peu cavalière. En ce qui concerne l'association, alors qu'on m'avait assuré qu'il n'y avait aucun problème, ils m'ont laissé un trou de plus de 200 000 € ! Quand on laisse le club comme cela, la moindre des choses est de se taire. Je peux comprendre que Louis Nicollin ait un problème politique à régler, mais il ne peut pas le faire payer aux Biterrois. C'est dommage d'en arriver là. Et il ne faut pas, non plus, oublier que s'il n'y avait pas eu de repreneur à la fin de la saison passée, le club serait peut-être tombé en Fédérale 3 ! Quoi qu'il en soit, me faire traiter de con me contrarie. Et j'espère que ses mots ont dépassé sa pensée. »Le plus étonnant dans toute cette histoire c'est que, pour l'heure, le groupe Nicollin n'a pas complètement abandonné l'ASBH. Il demeure actionnaire de la SASP à hauteur de 10 %. Il est même le principal sponsor privé du club avec un apport de 300 000 €. Ce qui pourrait confirmer qu'il reste attaché à ce club.
A moins qu'il ait jugé bon de ne pas retirer complètement ses billes afin de ne pas être accusé par ses détracteurs d'avoir complètement abandonné l'ASBH.
Réactions

Jean-François BELTRAN (entraîneur de l'ASBH) : « La déclaration de Louis Nicollin est assez surprenante. Mais je reste persuadé que les mots ont une portée que peu de gens maîtrisent complètement et il est assez coutumier du fait. C'est à l'image du personnage. Il est décevant car on ne peut pas se permettre de dire n'importe quoi. Si tout le monde disait tout ce qu'il pense, il n'y aurait pas d'associations possibles ! Quoi qu'il en soit, au-delà du rugby, c'est un manque de respect pour le Biterrois de base. C'est un peu contrariant. Même si j'ai ma part de responsabilité dans la situation, où se retrouve l'ASBH aujourd'hui, je ne prends pas ces propos pour moi. La situation est délicate depuis l'intersaison. »
Joseph FRANCIS (président de l'ASBH) : « J'ai toujours été respectueux envers tout le monde et je tiens à rendre hommage à une équipe municipale qui a su se mouiller pour le club. Je n'ai pas d'autres objectifs que de travailler pour remonter le club. Je suis confiant et je crois au respect. Lorsqu'on se respecte les uns et les autres : on ne peut qu'aller dans le bon sens. »René PINAZZA (adjoint aux sports) : « Si l'ASBH s'enfonce aujourd'hui en Fédérale, ce n'est sûrement pas le fait des dirigeants actuels qui, bien au contraire, depuis le mois de juillet dernier, n'ont de cesse de tirer le club pour le maintenir en Pro D2. »
31 mars 2009
Raymond Couderc aux Nicollin : « Lâchez-nous les baskets »
Après les propos tenus par Olivier Nicollin, qui revenait dans l' édition de dimanche du Midi Libre ( 29 mars 2009 ) sur les mots tenus par son père (NDLR : « Je préfère donner mes sous aux Montpelliérains qu'à ces cons de Biterrois ») Raymond Couderc a tenu à réagir. Dans un communiqué, il lâche d'emblée que « en neuf ans, je n'ai jamais critiqué la famille Nicollin, bien au contraire, jusqu'au jour où ils ont traité les Biterrois de "cons" ».
Il s'adresse directement à Olivier Nicollin en lui rappelant qu'il « doit avoir un peu d'amnésie pour ne pas ce souvenir de ce jour de mai 2008 où il m'a appelé, furieux, pour me dire "mêle-toi de ce qui te regarde" parce que j'avais parlé à Serge Blanco de mes craintes pour l'avenir du Club.Deux jours plus tard les joueurs étaient laissés libres de partir sous d'autres cieux... »
Et le maire de s'interroger sur certains points qu'il trouve pour le moins curieux : « Pourquoi en juillet 2008, la DNACG nous a-t-elle annoncé que nous allions être rétrogradés en fédérale 2, sinon parce que les documents financiers qui lui avaient été transmis avant l'arrivée de Joseph Francis à la présidence n'étaient pas sincères , questionne le premier magistrat. Pourquoi avoir aussi promis à Brice Mach qu'il pourrait partir à Montauban moyennant une indemnité minime, alors que sur les documents transmis à la DNACG, ce montant était largement supérieur, inscrit en recettes ? Pourquoi la recette des buvettes lors du premier match 2008-2009 a-t-elle été presque équivalente à la recette de ces mêmes buvettes pour toute la saison 2007-2008 ? Pourquoi des sponsors qui avaient la volonté de s'investir dans l'ASBH se sont-ils retrouvés d'un coup, partenaires du foot à Montpellier ? Les "cons" sont peut-être sortis du bois, mais les oies blanches n'ont pas le plumage très propre ! »
Raymond Couderc précise aussi que la location du stade est intégralement « compensée par une subvention » dont le montant « est basé sur la valeur du bien. La Chambre Régionale des Comptes pourrait nous épingler si nous faisions différemment. » Et le sénateur maire de rappeler que quand les Nicollin sont arrivés à Béziers, « nous avons signé un contrat d'objectif qui stipulait que la Ville de Béziers versait au club les sommes nécessaires chaque année pour éponger la dette. La Ville a respecté ses engagements comme elle s'y était engagée.
Maintenant je dirai "lâchez-nous les baskets" à ceux qui depuis Montpellier veulent nous faire la leçon. Comme le dit le proverbe "pour monter aux arbres, il faut avoir la culotte propre". Que l'on laisse travailler Joseph Francis qui a entrepris une remise en ordre complète administrative et financière. »
Il s'adresse directement à Olivier Nicollin en lui rappelant qu'il « doit avoir un peu d'amnésie pour ne pas ce souvenir de ce jour de mai 2008 où il m'a appelé, furieux, pour me dire "mêle-toi de ce qui te regarde" parce que j'avais parlé à Serge Blanco de mes craintes pour l'avenir du Club.Deux jours plus tard les joueurs étaient laissés libres de partir sous d'autres cieux... »
Et le maire de s'interroger sur certains points qu'il trouve pour le moins curieux : « Pourquoi en juillet 2008, la DNACG nous a-t-elle annoncé que nous allions être rétrogradés en fédérale 2, sinon parce que les documents financiers qui lui avaient été transmis avant l'arrivée de Joseph Francis à la présidence n'étaient pas sincères , questionne le premier magistrat. Pourquoi avoir aussi promis à Brice Mach qu'il pourrait partir à Montauban moyennant une indemnité minime, alors que sur les documents transmis à la DNACG, ce montant était largement supérieur, inscrit en recettes ? Pourquoi la recette des buvettes lors du premier match 2008-2009 a-t-elle été presque équivalente à la recette de ces mêmes buvettes pour toute la saison 2007-2008 ? Pourquoi des sponsors qui avaient la volonté de s'investir dans l'ASBH se sont-ils retrouvés d'un coup, partenaires du foot à Montpellier ? Les "cons" sont peut-être sortis du bois, mais les oies blanches n'ont pas le plumage très propre ! »
Raymond Couderc précise aussi que la location du stade est intégralement « compensée par une subvention » dont le montant « est basé sur la valeur du bien. La Chambre Régionale des Comptes pourrait nous épingler si nous faisions différemment. » Et le sénateur maire de rappeler que quand les Nicollin sont arrivés à Béziers, « nous avons signé un contrat d'objectif qui stipulait que la Ville de Béziers versait au club les sommes nécessaires chaque année pour éponger la dette. La Ville a respecté ses engagements comme elle s'y était engagée.Maintenant je dirai "lâchez-nous les baskets" à ceux qui depuis Montpellier veulent nous faire la leçon. Comme le dit le proverbe "pour monter aux arbres, il faut avoir la culotte propre". Que l'on laisse travailler Joseph Francis qui a entrepris une remise en ordre complète administrative et financière. »
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